29/08/2013

340 "THE POP HITS" Roxette

uncdparjour roxette pophits.jpgGeorg Cantor n'a rien à faire sur ce blog, ni ses prénoms à rallonge (avec son Ferdinand Ludwig Philipp, l'homme devait passer pas loin de la syncope à chaque fois qu'il était appelé à la barre et que le juge lui demandait de décliner) ni ses travaux sur la théorie des ensembles... Ce n'est pas un secret d'état (secrets glacés secrets sucrés sous-marins soviets), Cantor est né à Saint-Petersbourg et je ne suis jamais parvenu à dompter la tempête mathématique... Je ne suis pas le pire en calcul mental (il m'arrive même de corriger l'apprentie de ma marchande de sandwichs quand elle a trop de mal à soustraire le change sur cinq euros quand mon jambon-fromage-mayonnaise-salade m'a coûté 2€70)... Je sais encore ne pas oublier mon report quand je me retrouve à devoir vite diviser une addition par le total de convives autour de la table (quoique, il y a bien longtemps que je ne suis pas allé au restaurant à plus de deux)... Je sais même presque me dépatouiller avec des taux de soldes fantaisistes, du style 60% sur un pull à autant et 10% en plus si on en achète trois... Mais cela dit, je n'ai jamais réellement appréhendé le monde du nombre, je coule dans la grande profondeur mathématique, ma brasse arithmétique ne me maintient que dans la pateaugeoire du minimum social... Et que ce soit dit, avec tant de décennies de recul et sans hargne ni ressentiment, je blâme tout de même mon professeur de secondaire pour son manque de clarté pédagogique... Quand, des étoiles dans les yeux et des boutons sur les joues, je demande "Monsieur, à quoi ça sert exactement une étude de fonction ?", il est clair, dans mon avide esprit adolescent, que la réponse que j'attends de la part de cette figure d'autorité éducative, n'est pas, roulement de tambour, ouvrez les guillemets: "Ben, à étudier une fonction"... Inutile de dire, dans ces circonstances, qu'on allait pas se faire expliquer le principe de l'indécidabilité et le théorème de Cantor qui pourtant, chacun à leur manière, peuvent fournir, un siècle après avoir été établis, un éclairage des plus intéressants sur notre vie de plus en plus dématérialisée (vous-mêmes, mes amours de lecteurs, si vous avez de la chair sur vos os et de l'azote dans vos poumons, vous n'êtes aussi que machines à décoder, tandis que le signal électrique qui fait scintiller vos moniteurs, écrans gsm, tablettes, prend vie via vos nerfs optiques, souriant, peut-être, aux singeries de plus en plus tarabiscotées que, de mon côté, j'ai mises en ligne par le truchement d'un traitement de texte, qui a transformé le sens de mes mots en bouillie binaire vaguement HTML)... Car ce qui se joue ici, c'est cette impossible bijection entre l'ensemble digitalisé d'Internet et l'ensemble "réalité concrète" de nos existences hors de la toile... Nous nous en sortirons tant que ce second ensemble restera supérieur au premier; s'il l'est par nature, en gardera-t-il pour autant la préséance ?... Aux infos en ce matin d'août 2013: "60% des ménages se présentent moins d'une fois par mois dans leur agence bancaire", l'enjeu est clair... Mais la leçon de Cantor, c'est aussi que, dès lors qu'il existe toujours un ensemble aleph-un au-delà de l'ensemble aleph-zéro, le tout est donc nécessairement supérieur à la somme de ses parties... Et c'est le phénomène qui se donne à écouter avec cette compilation de Roxette qui, clairement, parvient de justesse à transcender la médocrité cumulée des succès qui la composent... Car, et nonobstant (tiens, y'avait longtemps, un bon vieux nonobstant de derrière les fagots) la place toute particulière qu'occupe la Suède dans le patrimoine mondial de la chanson populaire, force est de constater que le duo formé de Per Gessle et Marie Fredriksonn n'a jamais révolutionné le genre... Vendu du disque, que oui, par contre... Mais tout cela, aussi, nous ramène à un monde avant notre dédoublement entoilé, quand Internet n'était qu'un outil militaire américain propice aux fantasmes cyberpunk les plus échevelés... Car, en ce temps-là, sans partage d'information mondial quasi-immédiat, il a fallu un disc-jockey américain en vacances en Scandinavie, qui entend une chanson à la radio, achète le 45 tours, le joue sur la radio de son université et, de fil en aiguille, crée ce qui ne s'appelait pas encore "un buzz"... La chanson en question s'appelait déjà "The Look" et reste le premier, et plus probant, repère dans ces dix ans de gros plébiscite qu'ont vécu les Roxette à partir de 1989... Sorti en 2003, et pour artificiellement maintenir ce parallèle avec les recherches de Cantor, cette compilation intitulée "The Pop Hits" annonce la couleur: on y retrouve l'ensemble Roxette-P, soit les morceaux les plus enjoués de ce duo qui n'a jamais, en parallèle (et sans coup de barre), rechigné à écrire, composer, interpréter des ballades plutôt mielleuses... Celles-là, donc, constituent un autre ensemble, étant donné Roxette-L, qui, sous le titre de "The Love Hits" reprend les morceaux les plus mous (pour la chatte à sa soeur) du répertoire de nos Ikéens... Mais le vrai constat, c'est que deux best of, pour thématiques qu'il soient, c'est beaucoup trop pour rendre compte de la véritable portée artistique de Roxette... Bien sûr, la nostalgie est irréductible et sa racine carrée n'est pas un entier ordinaire mais le fait est, plutôt inévitable à l'écoute quelque vingt ans plus tard, que Per Gessle était un guitariste correct mais un auteur-compositeur plutôt moyen, incapable de cacher ses réminiscences (de Tom Petty à Bon Jovi via The Romantics et tout le panorama du rock fm des 80's) en passant par certains accords à la limite du sale mot en p; il suffit d'écouter l'intro de "Dressed for success", troisième morceau de cette track-list puis d'enchaîner avec le début de "Rush Hour" de Jane Wiedlin pour se demander comment/pourquoi l'ancienne Go-Go n'est pas allée, à son tour, se faire décliner devant monsieur le juge... De plus, si ce disque, dont je suis bien incapable de me rappeler dans quelles circonstances je me le suis procuré (mais c'était forcément à tout petits prix, soldes, liquidations, etc.), vaut donc avant tout pour les quelques incursions soniques avec lesquelles il me rapporte à mon adolescence, "Joyride", "Church of your heart", "How do you do", "Sleeping in my car" au grand maximum... Car, au final, si l'on fractionne cette plaque, il est évident que l'équation n'a aucune inconnue: Roxette ont été amusants le temps qu'ils ont duré et peuvent désormais se ranger et quasiment se laisser oublier, comme un vieux cahier de maths.
(Merci à Pierre Berloquin pour certaines des pistes de réflexion poursuivies dans cette chronique).

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16/06/2010

293. "IN AND OUT OF CONTROL" The Raveonettes

in_x_out_of_control-the_raveonettes1Ce débat qui divisera toujours la communauté culinaire est totalement transposable au monde de la musique populaire : y-a-t-il plus de mérite à inventer un nouveau plat en utilisant des ingrédients méconnus ou à utiliser des patates, des oignons et de la viande pour réussir le meilleur des hachis parmentiers?... En 2009, Sune Rose Wagner (le garçon yin) et Sharin Foo (la fille yang) ont écrit, réalisé, produit et interprété l'un des tous grands albums poprock de l'année autour d'un sucré-salé ébourriffant, un équilibre absolument parfait entre le chaud de ce talent tout scandinave pour les mélodies accrocheuses, si pas imparables, et le froid excitant de leurs inspirations réclamées (Suicide, The Jesus and Mary Chain, The Smiths, Kraftwerk)... Pas bien longue (pour tout de même onze chansons), cette plaque de chocolat au piment se dévore à plusieurs niveaux, d'abord emporté que l'on est par les vocalises et les ritournelles, avant de céder son attention aux distortions, aux fuzzes et aux bibips qui confisent tout au long de la dégustation... Déjà, avec son nom portemanteau évoquant autant le Rave On de Buddy Holly que les Ronettes de la famille Spector, le duo danois annonce la couleur (c'est-à-dire noir et blanc)... Ont disparues cette fois, et ça n'est pas nécessairement un mal, les allusions graphiques et visuelles aux séries Z américaines des fifities, films de motards et d'extraterrestres, notamment... In and Out of Control le prouve de manière magistrale, The Raveonettes n'ont plus besoin d'une imagerie faussement kitsch, un rien psychobilly aussi... Leur talent de cuisiniers musicaux hors pair (à la rédaction de la recette autant qu'à son exécution) leur suffit désormais amplement pour définitivement aller décrocher cette troisième étoile gastrocknomique qu'ils sont peu à mériter pour l'instant. 

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08/06/2010

289. "WATERLOO" Abba

ABBA WaterlooDonc, pour raisons X et Y, me suis retrouvé, il y a dix jours, à regarder le Grrraaand concours Eurovision de la chanson, pour la première fois depuis dix ans... Un rapide constat qui n'engage que moi, Piotr "Peter" Nalitch et ses Amis méritaient largement de finir à une meilleure place mais, aussi, auraient dû chanter en Russe... Et c'est finalement ce qui me dérange le plus dans cette cascade de ritournelles fondamentalement toujours guimauve (nous sommes bien d'accord, the image kitschounette de cette édition, c'est le déploiement d'ailes de papillons des chanteuses du Belarus), c'est que plus personne ou presque ne chante dans sa langue nationale, uniformisant la compétition dans du tout-à-l'anglais, au détriment, par-dessus le marché (unique, donc, c'est acquis), de ceux qui font encore l'effort de sortir des mélodies de leurs idiomes parfois peu chantants (je pense ici au duo finlandais qui méritait largement d'aller en finale, à la place, par exemple, de ces vomitoires Moldaves)... Et pourtant, j'aurais bien tort de charger les nouvelles générations d'Eurochantonneurs, ne font-ils pas que suivre l'exemple de leurs illustres aînés ? Quand Benny, Björn, Agnetha et Anni-Frid dite Frida remportent la timbale en 1974, ils ne chantaient guère en Suédois... Et le tremplin mondial qu'a constitué le Concours pour le quatuor scandinave a forcèment marqué les mentalités... L'album du même titre, sorti dans la foulée de la victoire, n'est pas encore le plus probant des deux couples, même si la maestria mélodique de barbuto aux claviers et de glabrito à la guitare ne sont déjà plus à prouver... Mais l'un dans l'autre, Waterloo le LP ne compte comme autre single à succès que "Honey, Honey" et à peu près aucune véritable pépite... Sur cette réédition-ci, de 2001 sur le label maison Polar (et achetée pour pécadilles dans le fameux bac de démarques déjà évoqué d'un magasin souvent cité), on trouve, comme de par hasard pour m'énerver, Waterloo et Honey Honey chantés en suédois... Cela dit, il n'est pas certain que le tube napoléonien aurait eu le même impact international dans cette version... Et puisque le livre d'histoire sur l'étagère est toujours en train de se répéter, je vous quitte en vous rappelant que c'est dans dix jours que le petit caporal va à nouveau se retrouver sa tronche à terre sur la morne plaine.     

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22/08/2008

272. "GRAN TURISMO" The Cardigans 22/08/08

The Cardigans Gran TurismoSorti il y a dix ans, pas du tout jour pour jour, cet album, le quatrième du quintet 100% suédois 20% féminin, doit plus que probablement rester son meilleur moment aussi bien artistique que commercial... L'ambiance générale de cette plaque correspond parfaitement tant au titre de l'affaire qu'au montage photo de la couv'... De un, c'est une invitation entre Scandinavie et Transalpinie à avaler les kilomètres exactement sous un soleil qui ne sait s'il se lève ou se couche, de deux c'est un magnifique travail de groupe, rythmique en avant (plus d'une part de batterie/boîte à rythmes est largement hypnotique dans ce disque), guitares fières mais jamais vaniteuses, le tout plus que jamais au service de la voix de Nina, qui exude en même temps douceur, justesse et puissance... En vérité, ce disque s'écoute bien plus qu'il ne s'explique et puis c'est fin de semaine, c'est fatigue d'écrire mais l'avantage, c'est que le pop-rock qui se dégage ici est passablemment feutré et donc les voisins n'ont rien à y redire... Premier single, "My Favorite Game", ou du moins le clip de cette chanson, passait beaucoup sur les chaînes musicales de la décennie passée mais mystérieusement dans une version censurée car, if memory serves, la véritable (et jouissive) version de cette vidéo pouvait inciter à des comportements dangereux sur la route (comme quoi, le politiquement correct, ça date pas d'hier, ni même d'il y a dix ans)... Or donc, Internet est bien fait et le site de partage Youtube me permet de vous proposer ce clip non-censuré trop peu diffusé, si vous ne l'avez jamais vu, vous devriez vous amuser, bon week-end, faisez les fous sur l'autoroute mais sans vous tuer les uns les autres, quand même.

 

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13/06/2007

185. "TICHA DOHODA" Tichà Dohoda 07/06/07

Tichà Dohoda9 chansons et 3 interludes musicaux pour 55 minutes d'un groupe composé de 3 garçons et 1 fille, dans les chiffres, cet album n'a pas grand-chose d'original... Dans les lettres, par contre, nous voici plongé dans le maelström du rock en tchèque, à travers l'album éponyme du groupe considéré, selon des sites internet auxquels on ne comprend rien, comme le meilleur de l'histoire du rock CZ... Construit autour de l'ACI-guitariste Daniel Sustr et de la chanteuse-coparolière Blanka Srùmovà (les circonflexes inversés et les accents aigus pour d'autres lettres que le E n'existent pas sur ce clavier ouest-européen, pardon donc à nos amis d'avoir écorché leurs noms), le groupe développait, lorsque cet album est sorti en 1994, une musique lourde mais pas lourdingue, bruyante mais pas bruitiste, quelque part dans la sphère Sabbath-Motorhead-AC/DC avec des touches du Velvet Underground évidentes dans le single (lui aussi voté sur des sites tchèques meilleur morceau rock de l'histoire de la République) "Tulak po Hvezdach" et la chanson "Ja a Lou Reed"... Aujourd'hui, Blanka poursuit une carrière solo, on ignore si Daniel, Pavel et Jarda sont encore dans le circuit... A part ça, ne m'en demandez pas plus, les titres "Zakladni Instinkt", "Voodoo Svedomi" ou "Droga v Kuzi" peuvent laisser deviner des thématiques d'inspiration, par contre, à moins qu'une bonne âme bilingue passe par ici, nous ne saurons jamais de quoi parlent les chansons "Kyselej plac", "Jacko kocka a pes" ou "... a Buh se diva"... En vérité, c'est une manie de ramener un CD des endroits plus ou moins exotiques où nous passons... Dans la semaine à cheval sur 1994 et 1995, le clip de "Tulak po hvezdach" passait au moins deux fois par heure sur le MTV praguois et voilà, passage à l'acte, achat du disque, tout ça c'est la faute à la télé, messieurs les censeurs ont bien raison, quelle jeunesse nous crééons-nous et que fait la police, au moins les trains arrivaient à l'heure, on n'était pas si mal, pour cinq francs t'avais un paquet de frites grand comme ça...

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25/03/2007

130. "LET ME INTRODUCE MY FRIENDS" I'm from Barcelona 24/03/07

barcelonaNous terminons donc cette trilogie "un album/un concert" avec les "Je suis de Barcelone"... Comme son nom l'indique de manière bien ironique, le groupe qui gravite autour de l'auteur-compositeur-guitariste-chanteur Emanuel Lundgren est issu des vertes pâtures suédoises et non de la métropole catalane... Ce premier album, "Laissez moi vous présenter mes amis", pouvait difficilemment porter un meilleur titre puisque la galaxie I'm from Barcelona, c'est 29 personnes, un fameux collectif, donc... Ici, point de grande littérature, les textes sont grammaticalement imparfaits mais rencontrent à merveille les visées de la bande sverigo-barcelonaise: inciter l'auditeur à chanter en choeur et à tue-tête... On saute, dès les premières notes de la première chanson, à pieds joints dans une pop de très belle facture, efficace, pas idiote, aux mélodies portées par des guitares acoustiques, des claviers, des cuivres, des percus et des instruments un peu moins fréquents tels que le melodica, le kazoo ou le ukulélé... Le premier single de cet album édité fin 2006, "We're from Barcelona" et ses intempestifs la la la lalala laa connaît une assez large diffusion tant sur la FM que sur MCM... Bref, l'Orangerie du Botanique était sold out en ce soir du samedi 24 mars... Et la leçon ne sera pas oubliée de sitôt, c'est sur scène que le collectif prend toute sa dimension... En se promenant à travers les titres de l'album: Treehouse, Oversleeping, Collection of Stamps, We're from Barcelona, Ola Kala, Chicken Pox, Rec & Play, The Saddest Lullaby ou aussi Barcelona Loves You, avec également une reprise débraillée du standard rock FM "Can't stop this thing we started" de Bryan Adams, on s'en fout qu'untel loupe une note ou que l'autre chante à côté du ton, à force confettis, baudruches et bonne humeur, ça a été une immense fête, avec 22 membres de la troupe sur scène (et parfois dans le public) pendant un bon trois heures (première et troisième parties comprises, puisque faisant corps avec le concept de collectif)... Quelque pisse-vinaigres d'ados bruxello-bourgeois se sont trouvés déçus, c'était trop le cirque et en plus, c'était quoi cette première partie et il n'est pas question de rester pour une session DJ; tant mieux, on a eu plus de place pour danser!... Les autres sont donc sortis de là plutôt exténués mais extatiques, après le coup de boule des Samuraj Cities en entrée, le festival de couleurs, de sing-alongs et de vraie débordante sympathie du groupe en plat de résistance et le DJ set d'une demi-heure en forme de claque finale... Et ce sont les gars eux-mêmes qui ont assuré le merchandising à la sortie de la salle, concept et gentillesse jusqu'au bout... En dernière page du livret du CD, Emanuel Lundgren annonce "Nous avons entamé ce voyage durant l'été 2005. Aucun de nous ne se doutait alors que nous deviendrions un vrai groupe"... Nous nous doutons bien par contre désormais que le voyage des I'm from Barcelona est loin d'être fini.

Seb&Rox

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16/03/2007

119 "EMMERDALE" The Cardigans 13/03/07

Cardigans EmmerdaleSi l'on en croit les publicités de notre enfance, la Hollande est l'autre pays du fromage... A n'en point douter, la Suède est dès lors l'autre pays de la musique pop... Et aux côtés du gouda Abba et de l'Edam Roxette, il y a cette bonne mimolette des Cardigans... Avec leur nom hautement british, les deux bruns, les deux blonds et Nina Persson se lançaient dans l'aventure dès 1994 avec ce premier album à la couveture de cocker flou artistique et un titre fleurant encore plus l'hommage aux sujets de Sa Gracieuse Betty two... Pour ceux dont la culture télévisuelle UK se limiteraient à Mr. Bean, voici en quelques mots: lancé sur les ondes en 1972, Emmerdale est le soap opera quotidien d'ITV, troisième au palmarès derrière Coronation Street (Granada) et EastEnders (BBC)... Ceci dit, l'ambiance musicale de cet album, sorti uniquement en Scandinavie mais qui se trouve sans trop de mal dans le reste de l'Europe, n'a pas grand chose à voir avec les tribulations de familles british middle et working class... C'est soft et discret, on frôle parfois le easy listening, c'est en tout cas toujours frais et charmant... Cette plaque originelle contient quelques morceaux qui furent par après repris sur le premier album international du groupe, notamment "Sick & Tired", "Rise & Shine" et "Celia Inside"... Tout le parti pris du groupe à ses débuts se trouve concentré dans son improbable et néanmoins irrésistible reprise du "Sabbath Bloody Sabbath" de "si je dois vous dire de quel groupe est cette chanson, alors vous allez vraiment mal"... Donc, un album à écouter en veste chaude mais avec lunettes teintées, le soleil brille aussi sur la Suède.

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11/03/2007

116. "WHIP IT ON" The Raveonettes 10/03/07

raveonettes Whip it onA quoi ça tient, des fois, je vous le demande... Case in point: lors de nos dernières emplettes mensuelles à l'hypermarché Auchan de Louvroil, France, nous avons trouvé, dans la foire aux livres, les numéros 1 à 3 du magazine X-Rock, dont, pour être honnêtes, nous n'avions jamais entendu parler... Accompagnés de leurs CDs samplers 15 titres, ces invendus (ce magazine a vécu sa courte carrière au tournant 2003-2004), refourgués à 1€ pièce, s'attelaient à décortiquer la nouvelle scène rock mondiale (et surtout new-yorkaise) que les majors ont monté en épingle à partir du rpemier album des Strokes... Souvenez-vous, c'est pas si vieux, y'a cinq ans à peine, tout le monde ne jurait que par ces groupes en "The"... Et tandis que les projos étaient braqués sur une grosse pomme encore en plein choc post-traumatique, deux petits Danois décidaient de se lancer dans l'aventure... Sune Rose Wagner (chant, guitare, testostérone) et Sharin Foo (chant, guitare, oestrogène) ont sorti en 2002 l'EP (huit morceaux tout de même) aujourd'hui passé à la postérité de ce blog de plus en plus convoité... Le visuel du produit accompagne sa musique, on est dans le revival un peu surf-goth-psychobilly, dans ces espèces de limbes musicales où l'on peut encore croiser Lux & Ivy, Slim Phantom ou les nouveaux copains du Tropisme Expérimental (bientôt en ces contrées bloguesques), avec cependant un peu plus de froideur et de manichéisme... Inutile ajout marketing, cet EP propose en plage multimedia la version non-censurée du clip du morceau d'ouverture: Attack of the Ghost Riders, qui est bien plus un clin d'oeil à la paire Vega/Rev (relire chronique 26, ça nous rajeunit pas tout ça) qu'au personnage Marvel 70's de seconde zone avec lequel Nicolas Cage, crâne en feu ou pas, vient de se vautrer lamentablement... Alors, comme on dit en la circonstance, Rave On!

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22/12/2006

38. "X-RAY SIERRA" Tom Cochrane 22/12/06

Tom_Cochrane_X-Ray_SierraBienvenue au Canada, terre d'équité sociale et d'esprits ouverts... pays des espaces blancs et verts, contrée de l'orignal et du glouton... nation bilingue, catholique, où l'on ne sait s'il est pire d'être une épinette noire ou un indien cri... membre du Commonwealth, patrie aussi des chanseuses à trop forte voix, importée depuis quinze ans à la pelle par les producteurs parisiens... foyer de Neil Young, de Leonard Cohen et de Felix Leclercq... La "Terreuh de nos aïeuux", c'est aussi la base d'opérations de Tom Cochrane... Hmmm, il est bien probable que vous ne le connaissiez guère... L'auteur-compositeur-interprète sait se faire rare (à peine dix albums studio en trente ans de carrière) et n'a réellement eu qu'un seul petit succès des deux côtés de l'Atlantique avec son single "Life is a Highway" en 1991. X-Ray Sierra est son avant-dernier album, paru en 1998... On vous l'a dit, Tom Cochrane ne court pas les rues... Par contre, il sillonne le globe: quand il ne se consacre pas à sa musique, il est engagé dans un combat humanitaire (famine en Afrique, développement de la démocratie au Moyen-Orient, campagne pacifiste en Amérique du Nord)... Un bien brave homme qui, c'est tout de même ce qui compte, sait comment écrire des chansons efficaces et néanmoins intéressantes.

14/12/2006

30. "KAUF MICH !" Die Toten Hosen 14/12/06

kaufmich DTHWörter sind dafür zu schwach... dieser CD bedeutet so viel für mich, dass ich es am 1993 gekauft habe... vielleicht verstehen Sie meine Deutsch nicht... Natürlich, smeerlappen... Wat jullie begrijpen moeten is dat vremde talen, eigenlijk de talen uit het germaans groep, kunnen ook mooie liedjes maken... Niet waar, bastards ? So just shut it, turn the volume up, up, up and let Düsseldorf's dead trousers take control... Evidemment, dès lors, l'environnement musical (et politique) des DTH est plutôt, hmmm, comment dire, ah ah, punk d'extrême gauche... Non, sérieux, leurs morceaux tiennent la route, ils n'ont pas franchi les frontières aussi bien que d'autres germanophones (suivez mon regard) et ce n'est pas mérité... Bientôt un quart de siècle de carrière pour Campino, Kudel, Andi & Breiti und sie spielen das rock'n'roll als laut und wild wie immer...

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