07/05/2008

253. "NESSUN PERICOLO... PER TE" Vasco Rossi 07/05/08

Vasco Rossi Nessun Pericolo... per teJe l'ai toujours dit, on a bien de la chance d'habiter dans ces limbes transnationales de Belgique francophone, terreau gallogermanique, fertilisé par deux mille ans de passages, de suzerainetés diverses, d'immigration plus ou moins forcée... Etre Belge aujourd'hui, de ce côté-ci du mur de la honte linguistique, du moins, c'est accepter, si pas s'enorgueillir, d'avoir en soi un melting pot encore plus joli que les chimères new-yorkaises, d'être défini par les vagues successives venues du nord, du sud, de l'est, avec ce facteur indéfinissable qui fait que, quand même, les gens d'ici, d'où qu'ils viennent, ne sont, dès la naissance, après la puberté ou même sur le lit de mort, vraiment pas les mêmes que ceux qui vivent ailleurs... Et que voici une introduction bien lyrique pour simplement évoquer le plus grand rockeur de l'autre côté de la passe des éléphants, Vasco Rossi que nous n'aurions probablement jamais croisé sur nos traverses musicales, ne fût-ce pour les amitiés pétries d'origines diverses précédemment évoquées... En écoutant ce "Aucun danger... pour toi", même le plus attardé des ras du bonnet d'intégriste musical est forcé de battre pavillon blanc... Oui, l'Italien, tant trituré dans l'inconscient collectif par des décennies sanrémesques de canzonette apéritive, des rengaines napolitaines qui funiculitent par-ci, funiculatent par-là, pire, des camions-benne entiers de variétine estampillée Al Bano, Toto Cutugno, Umbertozzi, Giana Giagnagna, Laura, Eros et définitivement tutti quanti, oui l'Italien peut parfaitement s'acommoder d'une musique électrique lourde, rèche, rock... Lunettes noires, cuir pareil, début de calvitie dans des cheveux tout autant, Vasco Rossi a écrit, composé, chanté et produit ce grand bel album (comme le film de la plage d'ouverture, de loin la meilleure des dix chansons du disque) il y a déjà douze ans... Bien sûr, comme tout latin qui se respecte, Vasco vuo fa l'Americano et invoque, entre autres clichés, Steve McQueen, les cigarettes Lucky Strike ou encore "I wanna sex, I wanna drugs"... Pour la petite histoire, on peut noter aussi la présence aux guitares d'un des frères australiens Farris (d'INXS, bien sûr)... Et au final, j'ai l'air bête car je n'ai pas de catégorie adéquate pour mettre VR dans sa petite boîte... Mais à part ça, tutto va.

Écrit par Pierre et petit pain dans Outside the box | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

Au moins quand on est belge, on a un pays où se réfugier, on n'est pas apatride. Quant à la musique, je préfère la musique calme. Le rock, l'électro, etc. j'ai l'impression que cela embrouille beaucoup la tête. Mais j'ai déjà un peu entendu ce chanteur et je dois avouer que sa musique n'est pas très mal.

Écrit par : Laurence | 29/01/2015

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