30/08/2008

274. "NO BYE NO ALOHA" The Ideal Husband 30/08/08

Ideal Husband No Bye No AlohaS'il faut évoquer Bruxelles et son Bozar, pourquoi ne pas aussi parler du Botanique (ne serait-ce que pour l'équilibre linguistique ?)... Ce Bota où, lors des Nuits de mai dernier, nous étions allés voir la petite parisienne avec ses SoKettes (finalement bien décevante dans ses travers jeanfoutres) et étions revenus éblouis par le tour de chant de force de The Ideal Husband qui avait assuré la première partie... A moins qu'il ne s'agisse de ce Bruxelles du 20e siècle, celui de cette vie antérieure d'étudiant qui dort aujourd'hui dans des cartons remisés... Car alors, je m'étais laissé, comme d'autres, séduire par la pop un rien électro d'une certaine Sandrine Collard et retrouve le sourire quand je me remémore ces parties de cache-cache dans le noir... Or, avec tout ce que ça sous-entend de vision belge du monde, cette même Sandrine qui triturait alors ses synthés et sa boîte à rythme, sort, dix ans plus tard, un disque de quatorze chansons hawaïennes sous cet amusant pseudonyme du Mari Idéal... Pour l'occasion, histoire d'immédiatement cimenter le côté guiness book de l'affaire, la Collard ne s'est entourée que de deux complices: la diaphane, néerlandophone et ancienne danseuse (en création contemporaine pas en macumba club) Louise Peterhoff pour toutes les voix (dont d'ailleurs une pointe d'accent ne cache pas qu'elle n'est pas d'Honolulu) et un certain Benjamin Clément qui ne chipote pas, le gaillard joue, sur ce disque, de la lapsteel guitar, de la contrebasse, de la basse, du bratsh, des guitares et du ukulele... Et le parti-pris fonctionne, pour peu qu'on goûte aux rythmes du Pacifique, le voyage est doux mais profond et prouve donc que Sandrine est une grande ACI de notre pays... Sur scène, cela dit, le charme est encore plus envoûtant, la marionnettiste demeure en coulisses, laissant au groupe alors renforcé (ils sont au moins six sur scène) le soin de capturer le moment, de l'enfermer dans une bulle, d'y vivre tous ensemble le temps du concert et de faire souffrir le public (enfin, moi, en tout cas) quand cette bulle explose à la fin.

Seb

Écrit par Pierre et petit pain dans Eendracht maakt kracht | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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