01/11/2008

279. "MUSIC FOR PLEASURE" Monaco 02/11/08

monaco music for pleasureDans la série "On est tous francophones mais on parle pas la même langue", une pils avec du sirop de grenadine, ça s'appelle un tango... Or, en 1997, en pleine nouvelle mise en veilleuse du quatuor New Order, le bassiste Peter Hook se lançait dans un projet évoquant donc tout à la fois un rocher plein de princesses pipoles et des panachés rougeâtres pour toute une partie de la francophonie... Frida espérait déjà se rendre à Las Vegas ou là où on a dit pour s'y trouver un homme riche, gagner une fortune à la roulette, sa vie ne serait plus jamais la même oh, du fric, du fric, du fric, ça doit êt'comique, dans un monde de riches... En s'adjoignant les services d'un certain David Potts, bombardé chanteur de la formation, Hook signait donc un premier album qui, en renouant plusieurs ficelles déjà effilochées par New Order, allait connaître un brave petit succès... Poussé par un premier single accrocheur (What do you want from me ? et ses shalala lalala lala en cascade), le disque atteignait rapidement outre-manche le demi-million d'exemplaires vendus... Juste en passant, parce que l'anecdote vaut la peine et que c'est pas le pire moment pour la placer, ledit Potts a commencé sa carrière au début des années 90 en tant que petite main dans un studio d'enregistrement, préposé à la logistique (stockage et étiquettage) des bandes master... Il s'agissait là d'un précédent creux de vague pour les New Order et Peter Hook, le plus travaillolique de la bande, était justement en train de préparer des sessions pour son groupe parallèle d'alors (baptisé Revenge, pour ceux qui tiennent à ce genre de détails) et s'est rapidement fritté avec celui qui était pressenti pour en être le chanteur... De un, cette anecdote ne valait pas tant la peine que ça vu que, de deux, vous voyez bien comment elle va se finir... Mais bon, ça ne change rien au fait que ce premier disque de Monaco se laisse écouter sans aucun déplaisir même si, toutes proportions gardées (ce qui, on l'a déjà dit, ne pose jamais de problème pour cuire un quatre-quarts), nous n'y sommes pas retournés depuis longtemps, preuve probablement que l'electropop qui y est proposé n'a nén branmint (oups, une interférence wallophone est passée entre les mailles du filet) d'arguments à faire valoir outre de jolies mélodies un rien sirupeuses, ce qui, tournicoti tournicoton, nous ramène à notre histoire de bière à la grenadine, merci.

Écrit par Pierre et petit pain dans For the love of Liz | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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