06/01/2011

314. "LONDON CALLING" The Clash

London calling.jpgQui peut donc croire qu'il aura fallu plus de trois cent entrées à ce blog avant qu'on finisse par y parler de The Clash ?... Hey, meilleurs voeux et tout ça, en tout cas, santé, bonheur, travail, patrie, exploration spatiale, science des particules, éthologie méméticienne, et, au pire du pire, 365 raisons (minimum, car il y a tout de même trois repas chaque jour et le moral ça varie avec le taux de remplissage du stoumaque, tout le monde sait ça) de pas se faire sauter le caisson... Et, par dessus le marché (Camden, Portobello ou Spitalfields, c'est à vous de voir), un beau disque des Clash (que personne ne peut croire qu'il aura fallu plus de trois cent entrées à ce blog avant qu'on finisse par et pourtant c'est comme ça)... Un beau disque qui est tellement beau que vous le retrouvez régulièrement dans le top 10 des meilleurs albums de tous les temps, voire, pour les plus aventureux qui découpent leurs classements par tranches temporelles, dans le top 1 des disques parus à partir de 1979... Car force est de constater que peu de plaques ont résisté à l'usure du temps, et surtout de l'écoute, autant que l'opus magnum des Clash, leur troisième disque, ce London Calling paru à l'époque sous la forme d'un triple LP... Trente-deux ans plus tard, des roulements de basse de l'intro de la plage titulaire qui ouvre ce long voyage jusqu'à l'arrivée en gare du Train in Vain qui clôt la copieuse galette (des rois, d'ailleurs, vous n'aurez pas loupé l'épiphanie qui est aujourd'hui ou demain, c'est selon que vous saurez résister à l'appel de la frangipane ou non), l'inventaire dressé par le quatuor filerait presque le vertige... C'est qu'en 1979, les racines punk hardcore sont définitivement enterrées profond dans le sol et l'arbre robuste ne cache pas la forêt des inspirations diverses plus que jamais azimutées par Joe, Mick, Paul et Nicky... Rockabilly, ska, reggae, jazz, cabaret, new wave et hard rock ne sont que quelques-unes des balises posées dans ce long mais jamais écoeurant disque dont on se demande, en toute objectivité, s'il est possible d'y apporter une critique négative... Il faut espérer que oui, sinon c'est ma bonne résolution d'être encore plus désagréable et associal que l'année dernière qui va direct voler en l'air... Allez, mettons fin à cette première chronique (qui a mis la barre assez bas pour me laisser une marge de progression durant l'année) de la cinquième (déjà ? misère, mais c'est qu'on vieillit tous en route vers la mort !) année (enfin, ça ne sera officiellement qu'en novembre prochain) de ce blog avec un petit exercice de comparaison de pochettes de disques... Paul Simonon est en train d'exploser sa basse bardé de lettres roses et vertes, c'est acquis, The Clash s'est inspiré de la pochette du premier album d'Elvis pour le label RCA... Il est amusant (enfin, c'est moins amusant qu'un gros baudet qui fait son malin puis qui trébuche et s'étale mais c'est amusant assez en ce début janvier tout plein de maladies) de noter que le groupe Big Audio Dynamite avait été fondé par Mick Jones après la première dissolution de The Clash... Et que Katherine Dawn a toujours vécu dans le culte du King... Et que Tom Waits, euh, non, rien.

elvis presley 1.jpgBAD F-punk.jpgreintarnation.jpgrain dogs.jpg

Écrit par Pierre et petit pain dans For the love of Liz, Safety Pin | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

Commentaires

Mille fois d'accord avec toi. Très bel article sur ce qui est certainement un des meilleurs albums rock. Je prépare un article sur le punk rock pour mon blog. Je ne manquerais pas d'y faire référence à ton article.

Écrit par : Maurizio | 07/01/2011

Haha ! J'ai parlé un peu vite en disant que je ne trouverais pas de groupe que j'aimerais sur ton blog.

Mais tout de même ... La nostalgie est certainement le principal moteur d'une critique aussi positive... Je ne sais pas comment tu peux trouver autant de styles différents dans cet album qui oscille entre deux-trois accords par chanson et des rythmiques plus disco qu'autre chose par moment ! Ce n'est pas parce que c'est une musique torturée, unique, marquante et mythique voire extra, qu'elle est si variée que tu le dis...

Écrit par : Ophélie | 19/03/2011

Ah la la, la jeunesse d'aujourd'hui et ses oreilles engluées... Comment dire, ce n'est pas moi qui ai envie de déceler toutes ces évocations stylistiques dans London Calling, elles y sont, tout simplement... Y'a pas à être d'accord ou pas, sur ce coup-là, franchement.

Écrit par : Seb | 21/03/2011

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