15/02/2011

318. "BACK IN BLACK" AC/DC

acdc backinblack.jpgBien, aujourd'hui on fera vite car on a peu de temps... Alors, d'abord, nous sommes entrés dans l'année du Lapin et ça fait froid dans le dos comme nous l'explique Internet (ô, divinité panconsciente, grande crado du 21e siècle et au-delà, cause de et solution à tous nos problèmes, panacée spirituelle à la soupe de poulet de l'âme, mamelle de reine-catin et de lépreuse-medium, ô, réseau des réseaux, théorie des échelles et des supercordes, nous nous prosternons) : "L'année du lapin est remarquable par la tranquillité qu'elle offre. Les esprits se sont apaisés. La révolution, c'est du passé ! Les réformes sociales, ça peut attendre ! Les héros sont fatigués et prennent maintenant goût à la douceur de vivre. Il est bien peu probable qu'on puisse assister à de grands bouleversements en une année du lapin"... Quel programme détestable, pas de révolution, même pas de réformes sociales, on se prépare quand même un accord interprofessionnel qui va renvoyer la classe moyenne au 19e siècle et des réformes institutionnelles qui risquent de sentir le soufre et les bottes qui claquent... Nous avons aussi vu passer la Saint-Valentin avec honte (encore pardon, femme de ma vie, mère du ou de la futur(e) maître(sse) du monde de t'avoir offert du vide cette année)... "Au moins trois saints différents sont nommés Valentin, tous trois martyrs. Leur fête a été fixée le 14 février par décret du pape Gelase premier, aux alentours de 498." (C'est qu'on peut en apprendre des choses sans intérêt sur Pipipédia et même si on était en 498, Gelase c'est pas sérieux comme prénom)... Dans de telles circonstances, remplissons l'air ambiant avec du bruit à succès, en l'occurrence le retour au noir des australiens courant alternatif/courant continu (dont le nom évoque aussi, nous l'avions dit en son temps, des pratiques sensuelles plutôt joyeuses au sein de la communauté qui est pas mal gaie non plus)... Et non pas "gaye", ce qui nonobstant l'ange Marvin, n'a pas du tout le même sens dans les langues endémiques du sud de la Belgique... Back in Black (42 minutes pour dix chansons) reste donc l'un des tous grands succès du commerce de disques puisqu'avec un total actuel estimé à 49 millions de copies écoulées de par la planète, cette plaque est la deuxième plus grosse vente de l'histoire de l'Humanité, derrière, évidemment, le Thriller (inrattrapable au niveau des records puisqu'il vient de pulvériser la barre des 110 millions d'exemplaires) de Michael Jackson (qui aurait été, et aurait tété aussi, du coup, j'ignore de savoir si vous le savez de l'avoir vu dans les médias ces derniers jours mais Jacko, donc, aurait été castrat suite à prescription de violents médicaments anti-acné au début de son adolescence, ce qui explique sa voix aiguë, son absence de pilosité faciale et peut-être même ses déviances affectives envers les garçonnets mais il est certain que la famille Jackson va vigoureusement réfuter cette théorie médicale)... Sorti fin juillet 1980, Back in Black est donc aussi le premier disque d'AC/DC sans son chanteur-fondateur-animateur Bon Scott (décédé quasiment jour pour jour d'aujourd'hui, le 19 février 1980)... Et si les chiffres de vente et la longévité du groupe leur donnent tort depuis 31 ans, les puristes continuent (je serais tenté de dire "comme de juste") à préférer la folie enchaînée, comme une hyène au bout d'une laisse à clous, de Bon Scott, à la prestation gutturale très mimétique de Brian Johnson... Back in Black, et ses singles (la plage titulaire, Hells Bells, You shook me all night long, Rock 'n' roll ain't noise pollution) a donc marqué le public et l'industrie et reste malgré tout un repère indiscutable dans la discographie des kangouristes en costumes d'écoliers... Juste en conclusion, mon exemplaire de Back in Black n'est pas compris dans les statistiques de vente, ces fameux 49 millions, car c'est un pressage pirate (allez, Sony, EMI, ClearChannel, Mutt Lange, quelqu'un, n'importe qui, j'ai acheté un disque pirate, venez me jeter en prison, bafouez mes droits de l'homme, torturez-moi dans une baignoire, je cause la crise du disque à moi tout seul, Jérôme K., attends-moi, j'arrive) que j'ai acheté, pour l'équivalent de 20 francs belges (comme un beau billet vert avec Baudouin tout jeune derrière ses lunettes) dans une autre vie de bourlingueur, au sein du Sungei Wang Plaza du quartier de Bukit Bintang... Voilà, tout ça en vingt minutes, bravo, merci, bon carnaval, bonnes giboulées, à bientôt.

Écrit par Pierre et petit pain dans Far East & Down South, Krang Kerrang | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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