04/02/2012

330. "ENCORE!" Klaus Nomi

EncoreKlausNomi.pngJe ne surprendrai personne vivant dans ce petit pays fracturé en vous annonçant que nous nous réveillons sous la neige et sur le verglas... Plus surprenant, c'est que nous sommes à peine au tout début de février et que nombre de gens ont l'air surpris d'avoir froid... Alors aux dernières nouvelles, la Belgique, c'est pas un sauna (et tant mieux, parce que si c'était le cas, je ne vous dis pas les semaines de négociations pour savoir qui, quand, comment régler le thermostat)... Donc voilà, on se les caille... Alors, en ce matin de week-end, en plus d'une bonne flambée de bois, on se plonge dans un soundtrack de circonstance, à savoir cette compilation qui va nous permettre de parler d'un artiste que les moins de vingt ans bla bla bla... Et donc, à l'aube des 80's glorieuses, un impossible contre-ténor germanique, avec un look de monchichi tantôt féodal-bondage, tantôt rétro-futuriste à la robot de Metropolis, découvre les joies du succès grand public, grâce à sa voix ahurissante, qu'il vient poser sur des compositions mêlant sans gêne les codes du lyrique classique et les sons synthétiques de la new wave, moulinant à la fois des extraits du répertoire à travers des machines ou imprimant un vernis symphonique à des chansons toutes années quatre-vingt... Très, très vite, époque oblige, Klaus Nomi va mourir... Il sera, aux côtés de Rock Hudson, l'un des deux premiers sidéens médiatisés et stigmatisés (je vous rappelle qu'il faudra toute une décennie et le jeu oscarisé de Tom Hanks pour que le grand public comprenne qu'on peut boire dans le même verre qu'un séropositif)... Et ce "Encore!" sorti en 1983 est donc posthume, reprend les grands moments de la très courte carrière de l'artiste (Total Eclipse, Simple Man, Ding Dong) et propose deux inédits... La plaque s'ouvre évidemment sur ce qui reste la carte de visite de Nomi, une version épurée (violoncelle et clavecin) de l'air du "génie du froid" issu du semi-opera "Le Roi Arthur" d'Henry Purcell... Finissons-donc là-dessus, dans une somptueuse version live glanée sur the site de partage, puisqu'il fait bien moins quinze de l'autre côté du double vitrage.


 

Écrit par Pierre et petit pain dans Bibibiiip, Outside the box | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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