04/10/2013

348. "BRINGING IT ALL BACK HOME" Bob Dylan

bringingitallbackhome.jpgJ'ai vérifié mon paquetage, cliqué-claqué les mousquetons à répétition, testé la corde en y accrochant le contre-poids de mes interrogations, j'ai poli à la motivation la plus crasse les crampons de mes chaussures, fait le plein de magnésie (je vivrai pendant trois jours entouré d'un brouillard blanc opaque) et craché dans mes mains; je suis prêt... Et pourtant, même si je connais par coeur le sommet à escalader aujourd'hui, je ne sais toujours pas quelle piste suivre, à quelle face m'accrocher, sur quelle corniche chercher la pause bienvenue... Dans mes toutes jeunes années de varapeur, quand je me délectais des vinyles de papa-maman, il y avait ce greatest hits d'époque qui annonçait avec une rare justesse: "Personne ne chante du Dylan comme Dylan"... Robert Zimmerman a imposé, tout seul, chétif judéo-américain agnostique, débarqué dans la grosse pomme depuis son Minnesota natal (contrairement aux jumeaux Walsh qui, eux, partiront vers l'Ouest pour s'installer au code postal 90210; hé, oh, si je commence directement à raconter n'importe quoi, je peux aussi arrêter tout de suite, si je préfère)... Bob Dylan, donc, qui impose le statut d'auteur-compositeur-interprète dans la musique populaire moderne (et principalement anglo-saxonne, de ce côté-ci de l'Océan, quelqu'un qui chante ses propres chansons, ça ne suprenait plus depuis, au moins, Charles Trenet) et ravive, au passage, la figure ancienne du ménestrel, capable autant de chanter la vie qui passe que les grands enjeux de société, de faire rire et larmoyer que de grincer les dents et cracher la bile... Dylan qui, à son corps défendant mais à son profit évident, se retrouve labélisé leader de cette scène new-yorkaise qui redécouvre, au début des 60's, le patrimoine de la chanson traditionnelle, tout en vouant un certain culte à cette scène culturelle beatnik aux relents toujours sulfureux... En 1965, même Kerouac est encore vivant, il a le foie abîmé et il n'écrit plus vraiment mais Ti-Jean continue à marquer son époque et frappe, à répétition, l'esprit du jeune Bobby Dylan... 1965, donc, année de sortie de ce cinquième album du troubadour nasillard, album qui frappe, à répétition, l'esprit du jeune votre chroniqueur de ce blog pas mal beat non plus dans son genre... En 1965, Woody Guthrie n'est même pas encore mort; il ne chante plus, ne gratte plus sa guitare, ne traverse plus le pays caché dans les wagons à bestiaux, wagons à bestiaux, wagons à bestiaux (celui qui peut dire pourquoi je viens de taper trois fois de suite "wagon à bestiaux" aura toute mon admiration d'avoir prouvé qu'il était, lui aussi, un beatnik accompli); Woody est terrassé par la malédiction familiale, cette chorée de Huntington dégénérative qui finira de lui bouffer toutes les terminaisons nerveuses... Un Guthrie cependant, qui aura particulièrement frappé à répétition la caboche de Zimmerman puisque, faut-il le rappeler, je l'ai déjà dit, c'est dans sa chambre sur le campus que le jeune Robert Z s'éloigne des wambambalooba de Little Richard après avoir découvert les disques de Guthrie et deviendra Bob D, chantre de sa génération... Mais c'est aussi pour cela que le scandale éclate... Car la critique, le public, passablemment intégriste, voulait ce Dylan décharné, vêtements douteux, penché sur son harmonica, porté autour du cou, les doigts crispés sur sa six-cordes... Et quand "Bringing it all back home" démarre, l'auditeur se prend dans l'oreille les deux minutes vingt de la plage d'ouverture; guitare électrique et batterie qui sous-tendent ce "Subterranean Homesick Blues" dont il y a beaucoup à dire... Donc, tout d'abord, sacrilège, blasphème, le passage de Dylan au coup de jus est vécu comme une véritable trahison par une bonne part de son public (il sera carrément, en cette même année 1965, hué par de nombreux fans lors de sa prestation électrifiée au Newport Folk festival)... Mais c'est évidemment à l'artiste que l'Histoire donnera raison et ce "Subterranean Homesick Blues", en plus d'un titre qui roule difficilement sur la langue, gardera un vrai impact jusqu'à aujourd'hui... Primo, c'est un rhythm 'n' blues au tempo haletant; secundo, en y déclamant divers aphorismes plus ou moins cryptiques ("Tu n'as pas besoin de Mr. Météo pour savoir d'où souffle le vent", "Fais-toi emprisonner, boude ton procès, rejoins l'armée si tu te loupes", "Vingt ans d'école et tu travailleras dans la pause de jour", "La pompe ne marche pas car les vandales en ont volé le bras"), Dylan y torture le vieil exercice du talking blues et, accélérant sa diction, pourrait quasiment prétendre à la paternité du rap... Le rap inventé par un juif blanc, on aura tout lu sur ce blog, vous dites-vous, mes cochons; et pourtant, écoutez ce morceau et revenez-moi avec vos contre-arguments... Un "Subterranean Homesick Blues" dont je me voudrais aussi de ne pas souligner la référence immédiate à la Légende de Duluoz: second ouvrage dans le cycle, et faisant donc suite à "Sur la route", "The Subterraneans" raconte, à peine voilée, la romance catastrophique entre Kerouac et "Mardou Fox" (Alene Lee), une beatnik africo-américaine (ce n'est pas anodin, on reparlera de la communauté black plus tard sur ce disque); de la prose spontanée du romancier à la logorrhée du chanteur, il y a un évident passage de témoin... Ce "Homesick Blues", aussi, qui par le truchement du documentaire de 1967, "Don't Look Back", offrira l'un des tout premiers (probablement le premier) et l'un des plus célèbres clips musicaux: Dylan, debout, tient un paquet de "cue cards" (cartes sur lesquelles, avant l'invention du téléprompteur, on inscrivait des mots repères ou des phrases pour guider les comédiens, les animateurs télévisés) reprenant certains mots de la chanson; suivant la cadence, sans autre mouvement de sa part, His Bobness laissait tomber la carte du paquet, révélant la suivante et ainsi de suite... Dans cette allée si américaine d'entre-deux buildings, un étrange personnage apparaît à l'arrière-champ. Il n'est pas très grand, pas très mince, pas très glabre, pas très pas myope, emmitouflé dans une peau de mouton: si vous le reconnaissez, une fois de plus, vous êtes un vrai beatnik (et vous savez pourquoi "wagon à bestiaux, wagon à bestiaux, wagon à bestiaux")... Ce morceau d'ouverture, enfin, qui va tellement concentrer le zeitgeist et frapper à répétition les esprits des générations musicales que Columbia records n'hésitera pas, une fois le CD avenu, à rééditer ce "Bringing it all back home" sous le titre "Subterranean Homesick Blues"... Et voilà, je suis forcé de constater que je suis parti pour rédiger la plus gargantuesque chronique de l'histoire de ce petit blog puisque je viens seulement d'évoquer la première chanson d'un album qui en compte onze... Disons que nous ferions une pause, suspendus par nos pitons bien engoncés dans la roche, en écoutant "She belongs to me", petite ballade presque inconséquente (dont on devine qu'elle parle de l'égerie/concurrente/objet de désir et de hargne Joan Baez) qui vient directement offrir une respiration avant le nouveau mur qui se présente à nous... Car, à nouveau sur un (pour l'époque) brutal lit de guitares déchaînées et de batterie swing, le narrateur, qu'on va vite se figurer noir de peau, annonce qu'il ne travaillera plus jamais à la ferme de Maggie... Nous sommes toujours en 1965, l'esclavage est illégal mais la ségrégation ne l'est toujours pas... Et dans les portraits acides de la famille qui gère cette exploitation fermière (imaginez "Ces gens-là" mais en Sudistes américains), on comprend aussi, en filigrane, que c'est tout le système de l'entreprise qui est remis en cause... La ressource humaine se tue à la tâche pour un salaire de misère tout en créant la richesse qui engraisse le frère de Maggie et son double langage, le père de Maggie et ses gros cigares, la mère de Maggie qui ment sur son âge... D'aucuns, rompus aux textes dylaniens et à leurs pelures d'oignons de niveaux de lecture, veulent également voir dans ce réquisitoire, une attaque en règle contre la scène folk acoustique que l'artiste a quitté à la seconde même où il a branché un jack dans un ampli... La fin du dernier couplet, suffisamment universelle, peut éventuellement leur donner raison: "J'essaie de mon mieux d'être moi-même / Mais tout le monde veut que je sois comme eux / Ils disent "chante pendant que tu te fais exploiter" / Et j'en ai juste marre"... Et on revient aux affaires du coeur avec "Love minus zero/No limit", qui par cette poésie particulièrement codée, offre quelques moments de pur sentiment et reste, certainement, avec sa mélodie ciselée, l'une des plus belles chansons d'amour de Dylan, l'une des plus belles chansons d'amour tout court... Si j'étais une fille, que je voudrais qu'on me désire et me comprenne, j'imagine que je m'offrirais à celui qui m'écrirait, parce qu'il le pense: "Mon amoureuse parle comme le silence / Sans idéal ni violence / Elle n'a pas à dire qu'elle est fidèle / Pourtant, elle est vraie, comme le feu, comme la grêle / Les gens s'encombrent de roses / Allongent les promesses à chaque instant / Mon amoureuse rit comme les fleurs / Elle ne se laisse pas acheter par ces présents" ou, plus loin, "Les capes, les épées sont rangées / Ces dames allument les bougies / Dans les cérémonies des chevaliers / Même les pages doivent garder rancoeur / Les statues d'allumettes rougies / S'écroulent, consumées, l'une sur l'autre / Mon amoureuse lance un clin d'oeil, ne se laisse pas froisser le coeur / Elle en sait trop que pour se mettre à les juger" (si vous êtes un rien fan de Dylan, vous aurez remarqué ma tentative d'adaptation du texte, pour un effort de versification en français, c'est un pur cadeau, je suis généreux, la poésie est par contre très égoïste)... L'homme enchaîne ensuite deux nouveaux rhythm'n'blues rapides et souriants ("Outlaw blues", "On the road again") avant d'atteindre un nouveau surplomb qui fait, réellement, de ce disque l'un des plus incroyables sommets de la cordillière du rock... Car on arrive à la fin de la face A, à la dernière plage de cette moitié électrique de disque, au "115e rêve de Bob Dylan"... En ce printemps 1965, les Beatles ne sont pas encore sortis complétement de leur chrysalide, leurs chansons restent gonflées de "shalala" et de "yeahyeahyeah" et ils sont seulement en train de défricher les montages-collages aventureux et précurseurs qui feront la marque de fabrique de leurs albums à venir... Dylan, sans avoir l'air d'y toucher, et probablement sans autre ambition que d'amuser la galerie, fait garder, pour l'enregistrement sur microsillon, la première prise de ce "115th dream", un début de chanson qui, dès le deuxième vers, tourne en eau de boudin, toute l'équipe en studio se farcissant un fou rire, désormais gravé pour la postérité... Inutile de dire que ce genre de "scorie" qui, au passage, dévoile les coulisses et ajoute une bonne dose de méta-communication à l'oeuvre, était particulièrement inédite à l'époque... Passé le clin d'oeil fou-rire, le morceau démarre pour de bon, donnant aussi, dès lors, l'image mentale d'un enregistrement en un seul pan de cette grande fable surréaliste de six minutes à travers laquelle le chanteur, sublimé en marin paumé qui vient de débarquer, dresse le portrait de son Amérique en attente, dans ce milieu des 60's, d'être secouée une bonne fois... La chute de cet exercice qui frôle parfois le sketch de stand-up vaut son pesant de verroteries avec lesquelles acheter l'île de Manhattan à la mauvaise tribu amériendienne: "Mais le truc le plus comique, alors que je quittais la baie / C'est que j'ai vu trois bateaux venir vers moi, prêts à accoster / Alors j'ai demandé son nom au capitaine et s'il venait de France / Il m'a répondu "Christophe Colomb", je lui ai souhaité bien de la chance" (ici aussi, licence poétique accordée au rédacteur de ces lignes, si Dylan est pas content, qu'il vienne me le dire en face)... Et voilà, on se crache bien fort dans les mains avant de se remettre à agripper la roche, on en a fini avec la face A de cet album dont vous n'imaginiez probablement pas l'élan de littérature qu'il allait m'inspirer (mais si vous tenez jusqu'au bout, vous aurez droit à une petite confession inutile)... Place donc au verso de ce vinyle, cassure tout aussi évidente dans les versions digitales de la galette: la face B est acoustique, les conspueurs de Newfolk sont contents, le Zim est à nouveau seul, à nouveau crispé sur sa six-cordes, à nouveau l'harmonica qui dégouline de salive autour du cou... Et là, patâââtt, voilà-t-y pas que Dylan, comme pour contrarier son monde, va nous lâcher un demi-disque acoustique de quatre énôôôrmes machins, qui s'entament par une sombre histoire de joueur de tambourin; allez, hop, une nouvelle explication de texte s'impose... Plus célèbre parmi les plus célèbres chansons de son répertoire, "Mr. Tambourine Man" (qui jouit aussi de la renommée folk-rock de la version, au texte totalement élagué, des Byrds, que l'on entend encore régulièrement aujourd'hui sur Nostalgie; d'ailleurs, je préfère écouter Nostalgie en me disant qu'avec un peu de chance, je vais entendre les Byrds plutôt que d'écouter Classic21 en me disant qu'avec beaucoup de risques, je vais me taper les Eagles mais c'est avant tout une question de philosophie, des verres à moitié vides, à moitié pleins, une discussion sur la création contemporaine avec Magloire ou un caquettement sur le prêt-à-porter avec Vincent McDoom, tous ces trucs, quoi, la relativité de la vie, crotte alors) qui, en cinq minutes et demie, déverse ses images et métaphores les plus enhardies afin de parler, au final, d'un seul sujet... Il n'y a ici pas de possibilité de nier, l'homme ne joue pas vraiment du tambourin, il distribue de merdiques bâtonnets de résine... Si vous avez déjà pollué vos corps avec ce tétrahydrocannabinol de bien mauvais aloi et de pire conseil que ça, il y a un écho qui tinte à l'arrière de votre esprit à lire ceci: "Prends-moi en voyage sur ta nef magique et tourbillonnante / Tous mes sens m'ont été enlevés, et mes mains n'arrivent plus à saisir, et mes orteils trop engourdis pour marcher / J'attends simplement que les talons de mes bottes s'activent pour recommencer à errer / Je promets d'aller n'importe où / Je promets de me plier à ma propre parade, lance ton sort de mon côté, je promets de m'y soumettre", dans le seul couplet sauvegardé par les Oyseaux précités... Ou, dans la dernière strophe de cette incantation majijuanée, qui met de côté la possibilité que le psychotrope évoqué soit plus tutti-frutti (beaucoup de lecteurs de Dylan, obnubilés par le contexte des années 60, veulent y voir le LSD): "Emporte-moi, je disparais dans les ronds de fumée de mon esprit / Jusqu'au brouillard sur les ruines du temps / Au-delà des feuilles gelées / Depuis les arbres hantés et terrifiés jusqu'à la plage venteuse / Loin de la poigne cruelle des regrets insensés"... Arrive alors "Gates of Eden", une nouvelle respiration sociétale, à la mélodie concentrique et chaloupée, qui trahit l'éducation religieuse de Robert Zimmerman... Mais c'est tant mieux car il faut reprendre son souffle, collé à la paroi abrupte, avant de se hisser jusqu'au dernier porte-à-faux... Méconnu dans le foisonnement de son grand oeuvre, le pénultième morceau de ce disque est un parfait tour de force... En sept minutes trente, Dylan distille tout le fond de sa pensée à travers ce "It's alright, Ma (I'm only bleeding)" qui coupe le souffle par sa mélodie fiévreuse et le débit habité de ce Bob dont on oublie trop vite, à cause de sa voix de canard laryngectomisé, qu'il est aussi, tout simplement, un vrai grand capable chanteur... Morceaux choisis, deux des quinze couplets de ce pamphlet aux conclusions indiscutables: "Les mots éteints claquent commes des munitions / Tandis que les dieux humains affinent leur attention / Fabriquent de tout, des jouets-pistolets à friction / Jusqu'aux christs couleur chair à effets phosphorescents / On comprend vite dans ces conditions / Que rien n'est jamais vraiment sacré" et puis, aussi : "De vieilles femmes-juges observent les amoureux / Mettent des limites au sexe et pour eux / Inventent une fausse moralité, les insultent et les flinguent / Alors que si l'argent n'a pas d'odeur, il schlingue / L'obscénité, tout le monde s'en moque / La propagande, tout ça, c'est du toc"... On a les muscles qui tremblent, les jambes qui flageollent, on sourit en regardant la solide corde qui pourrait nous sauver la vie, un dernier effort, on se tire sur le plateau, on peut planter le drapeau... Et le temps de s'acclimater à la pression, la teneur en oxygène, sur ce toit du monde de la chanson mondiale, on a le temps de se dire "C'est tout terminé, bébé triste"... Car, bon sang, c'est pas possible, Dylan rajoute une ultime ballade incontournable à cet album déjà suffisamment patrimonial comme ça... Ce "It's all over now, Baby Blue" est un extrait plus qu'apprécié de son répertoire, une chanson simple et belle qui conclut de manière adéquate ce disque dont je ne comprends toujours pas, après quasiment vingt ans d'écoute régulière, qu'il ne soit pas plus porté aux nues par le consensus critique, qui continue à lui préférer "Highway 61 revisited", que Dylan sortira quelque mois après celui-ci et qui sera, pour le coup, totalement électrique mais, surtout, avec le recul, beaucoup plus daté, au niveau des sonorités, que notre disque du jour... Vous aurez donc compris tout le bien que je pense de ce disque et j'imagine que si vous avez lu tout ça jusqu'ici, c'est que vouzaussi... Alors, comme promis, petite confession inutile: quand j'étais, avant, célibataire et non-procréé, détenteur de temps à perdre, je pouvais consacrer parties de mes insomnies à compiler divers classements de tout crin, dont un top de mes albums non pas bassement préférés à titre personnel mais tentativement basés sur un système de catégories qualitatives avec attribution de points me permettant, au final, d'avoir une vision partiellement objective des meilleurs disques de ma collection (ne vous inquiétez pas, je suis parfaitement conscient que j'abrite en moi un petit adolescent névrosé auquel on soupconne une pointe de syndrome Asperger) et, au final, "Bringing it all back home" termine toujours dans le top 5... Voilà, maintenant, y'a plus qu'à rassembler son barda et entamer la redescente.

Commentaires

Merci pour cet article enthousiaste , article très long, mais comme vous dîtes, il faut aimer et connaître Dylan pour le lire jusqu' au bout ... ! Je suis une IMMENSE fan de Dylan, et je trouve d' ailleurs que concernant Dylan , on devrait trouver un autre mot que "fan" ( personne ne dit je suis fan de Shakespeare ! ).
En ce qui concerne le célèbre clip de "Subterranean Homesick Blues", il s' agit de Alan Gonsberg qui fait une apparition amusante en arrière plan ... mais il me semble que vous ayez fait une erreur quant à l' endroit de ce tournage,je crois bien 'je dois l' avoir lu quelque part ...) que cela a été tourné à Londres dans une petite ruelle juste derrière le Savoy Hotel où Dylan séjournait à l' époque et que l' on voit dans " Don' t Look back".
Pour finir, et puisque vous parlez de certaines stations radio, je déplore complètement l' absence totale de Dylan sur les ondes!!! Je trouve ça injuste et incompréhensible alors qu' on nous bombarde de chansons des Beatles et autres groupes ou chanteurs des 60's/70' s etc ... donc moi j' écoute : dylanradio.com et c' est génial, une vraie mine d' or avec ses plus de 6000 versions de tout Dylan.
Danielle KL

Écrit par : Danielle KL | 05/10/2013

De fait, ce blog n'a pas vocation à la rigueur scientifique... Et vous conviendrez que l'arrière du Savoy, avec ses tuyaux apparents, ses câblages extérieurs, ses escaliers métalliques, ses extracteurs de vapeur, ressemble aux ruelles traverses de n'importe quelle grande ville occidentale. Merci pour votre fidélité, à bientôt.

Écrit par : Seb | 07/10/2013

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