19/08/2014

372. "4 ALBUMS ORIGINAUX" Catherine Ribeiro + Alpes

Avant d'entamer cette chronique comme de juste (et à propos de juste, ils sont peu à être autant "parmi les nations" que Henk Zanoli, qui du haut de sa sagesse nonagénaire, vient de donner une fameuse leçon d'intégrité à ce petit monde pas assez démocratique beaucoup trop politique qui a perdu tant sa mesure que ses repères), je dois me plier à quelque exercice que je ne commets jamais sur ce blog : parler chiffres et chiffons... Car un rapide coup d'oeil au compteur là-haut, à gauche de cette page d'accueil, dévoile que l'on approche tout doucement de la barre des 200000 visites... A la moyenne, constatée depuis de nombreux mois, de croisière de 20 visiteurs uniques par jour, on peut même s'assurer qu'on l'atteindra ce total avant la fin de l'année... Et, nécessairement, avec l'aide de webrobots dévoués à la corporation des serruriers parisiens, ça risque même d'être avant la fin de l'automne... Dernière considération du genre, ce blog, fidèle à son intitulé, aura, sur cette année écoulée de reprise d'activités après un long silence, offert à vos esprits avides et vos yeux ébahis, quelque chose comme 41 chroniques inédites... Ce qui nous fait, à la grosse louche, une moyenne de 3 et quasiment un tiers à l'infini de textes nouveaux par mois... C'est donc une périodicité pas si déplorable que ça mais c'est aussi l'occasion d'avouer que j'ignore à l'heure actuelle quand, pourquoi, comment seront postées de nouvelles chroniques sur ce recoin discret de la blogosphère... Alors profitez-bien de ce qui vient...

catherineribeiro+alpes.jpgOn jouerait à cet exercice, malheureusement récurrent (mais heureusement pas trop) du contre-sort face aux petites et grandes misères du quotidien et ces inévitables caprices du coquin de malheur... Si la fortune se tient debout, à moitié nue dans un équilibre discutable, sur une roue à ailettes, la guigne s'étale, elle, comme une flaque d'huile à travers tout, comme des bouts de verre et de plastique, comme des éclats de bois suspects, comme tous les indices, en ce samedi de stress, qu'un véhicule est venu percuter notre porte d'entrée, au milieu de la nuit... Ils sont difficiles à décrire, ces sentiments mêlés de soulagement et d'embarras, à découvrir, plus tard, qu'il n'y a pas eu de délit de fuite mais que tant moi que toi que notre petit bout dans son lit de grand garçon, n'avons rien entendu lorsque le choc a ébranlé la rue, que la police a débarqué, que les voisins étaient sur leur pierre bleue, qu'à deux heures et demie du matin, nous étions endormis, paisibles, tandis que le drame se dénouait sur notre trottoir... Nous serons, plus tard, en cette même journée pénible, forcés de serrer les dents et de grincer des poings car quand la scoumoune s'acharne, elle n'y va jamais qu'à grands coups de cuillère à pot... Le petit est invité à son premier goûter d'anniversaire, youpie... Ce goûter d'anniversaire a lieu dans une de ces cours de récré couvertes et privatisées, dans la chaleur, le vacarme et un relatif laissez-aller, on youpit déjà beaucoup moins... Mais on ravale ses angoisses de jeune parent, on décide de laisser le fruit de nos entrailles gambader sans restriction dans cet enchevêtrement de plastique rebondissant, de cordes, de câbles, de machines de mort en tout genre, on est même convaincu qu'il est de notre devoir de laisser sa surveillance à une tierce personne, qu'il faut déléguer, que les enjeux sont clairs, qu'on va le laisser respirer, vivre sa vie fofolle de petit garçon turbulent, trop content de faire du château gonflable avec ses copains d'école... Coupons court au suspense, si on avait vécu aux Etats-Unis, on aurait sorti de notre poche revolver une armada d'avocats procéduriers qui nous auraient gagné des procès à tire-larigot, de dommages physiques en traumatismes émotionnels... Bref, nous allons quitter la table d'anniversaire, nous sommes des bambis toujours craintifs mais tellement fiers de garder l'équilibre sur l'étang verglacé, quand soudain, nous entendons la plainte, non, le cri, que dis-je, le hurlement de douleur, qui retourne le coeur et envoie la tension artérielle à travers le plafond... Le temps ralentit, tous les sens sont aux aguets, les réflexes mammifères reprennent le dessus, où est le prédateur qui menace notre enfant ? Et le voilà, il apparaît, aveuglé par ses larmes, la main serrée sur l'oreille... La panique ferait presque un croche-pied à l'angoisse tellement il refuse de retirer la main de son oreille... Et la vision tord les nerfs; son oreille est écarlate, éraflée, puis rapidement violacée... Elle gardera l'aspect d'un total hématome noir charbon pedant plusieurs semaines... Ce soir-là, invités chez des amis, nous sommes zombies, titubants sans même avoir rien bu, échangeant cordialités et sentences dans un demi-brouillard des sentiments... On se relève toujours, bien sûr, mais ce samedi-là, il fallut pas mal plus d'efforts que d'habitude... Et face à tant de malheur, qui peut dire si nous n'allions pas finir par balbutier nos demandes de répit en un sabir vaguement révélé mais totalement inventé, comme Patrice Moullet les annonait en 1970, sur "Sîrba", morceau d'ouverture de l'album éponyme "Catherine Ribeiro+Alpes" (éponyme ou presque, car un subtil "n°2" placé dans le coin rappelle que la clique montagnarde avait sorti un précédent album sous un autre nom mais, franchement, peu importe, ce n'est pas ce genre de détail qui nous intéresse ici)... Que la brutale poétesse d'origine portugaise apprécie ou pas plus que de raison le bon air de la montagne importait peu... Nous exerçons ici un retour en arrière, vers des contrées imaginaires, en des périodes où la liberté totale dominait de facto la pointe la plus avant-gardiste de la musique populaire... Au risque, on le verra, de verser au passage dans une pose intellectualiste qui confine au snob le plus déplacé... Mais, en fait, 1970 n'est pas encore assez tôt... Si l'eau pétillante, c'est fou; Périer, c'est Jean-Marie et l'homme, espérons que l'héritage lui suffise, laisse un milliard de clichés rock derrière lui et un seul que la masse retienne : cette postérisable à l'infini "Photo du siècle" et son opulente brochette de vedettes teenagers de l'époque (et Johnny subrepticement monté sur l'échelle, tout le monde connaît l'anecdote)... Car La Ribeiro vient de là, toute son oeuvre subséquente y puisera son énergie dans le rejet du moule formaté; oui, elle fut une yé-yé... Cherchez-là donc, dans l'attroupement, avec ses longs yeux aussi noirs que ses cheveux (ou l'inverse), elle est au dernier rang, coincée entre deux idoles qui, en ce 12 avril 1966, sont déjà, eux, en train de creuser leur trou loin des sirènes du seul commerce... Mais en quittant Paris pour le sud sauvage et enneigé, Kathy sait-elle qu'elle va imprimer la marche à suivre, mais aussi, qu'à cristalliser son époque à ce point, elle (et, donc, surtout, Alpes, cette communauté musicale à taille variable, qui orbite autour du Patrice Moullet précité) va mal résister à l'usure du temps, tout en gardant une charge fascinatoire réelle... Premier cas d'étude, donc, ce second album, sorti en 1970... C'est toujours l'appel des grands espaces cérébraux qui domine la musique d'Alpes et l'inspiration de Catherine... Pourtant, on veut l'imaginer commis avec ironie, son chant se pare de tous les tics radiophoniques sur "15 août 1970"... Catherine compte le R, le B et le O de commun dans son patronyme avec la soeur à Mijanou mais tout de même... La face B livrera ses premières leçons, avec ce "Poème non épique" qui soulève, en quasiment dix-neuf minutes de musique affranchie si pas déchaînée, toute une foultitude de questionnements... Le sens de ce que l'artiste déclame au long de cette lente descente dans la folie du dépit amoureux ne joue finalement qu'un rôle secondaire face au modus operandi... Bien sûr, on l'a compris, Catherine ne chante pas mais les mots jaillissent de ses cordes vocales avec un mélange étourdissant, parfois bégayé, qui laisse l'auditeur dans cette dubitation : est-ce que l'artiste récite de manière expressément naturaliste son texte écrit ou est-elle plongée dans une partielle ou totale improvisation ? Autre grande question, d'ordre notamment musical : ces enregistrements qui n'ont atteint que la critique de l'époque et une frange extrême de l'auditorat rock de l'Hexagone, peuvent-ils avoir traversé l'Atlantique et d'une manière ou d'une autre avoir influencé l'approche musicale des punks new-yorkais les plus sombres, en l'occurrence le duo Suicide (on peut relire la chronique 26 de ce blog, rédigée en des temps anciens, naïfs et simples, quand dix-sept lignes de texte suffisaient à racler le fond de ma pensée) car les coïncidences sont ici aussi troublantes que Lincoln assassiné au Kennedy theatre quand Kennedy est assassiné dans une cadillac Lincoln et des pyramides avec des yeux sur les billets d'un dollar qui se transforment en reptiles qui boivent du pétrole quand on les plie ou je ne sais pas quoi (enfin, si, Kennedy, maintenant, grâce à X-Men Days of Future Past, on sait enfin quoi) : le crescendo de hurlements dans ce "Poème non épique" renvoie inlassablemment aux cris apoplectiques d'Alan Vega sur "Frankie Teardrop" tandis que les boucles répétitives jouées par le Moullet sur sa lyre électrique annoncent la musique dronale et programmée par Martin Rev sur ses grosses machines... On sait qu'une bonne part de la scène punk new-yorkaise était francophile, nourrie, notamment, aux poètes romantiques (Patti Smith, Richard Hell, Tom Verlaine, David Byrne, Deborah Harry ont tous chanté en français dès leurs débuts et/ou revendiqué Baudelairimbaud comme source d'inspiration); j'ai ouvert le dossier, qu'un rockologue au chômage technique aille fouiller par là et me dise quoi... Quand débarque, après ça, la "Ballada das aguas" portée par deux guitares traditionnelles, on se rappelle qu'avant d'être totalement démente, Catherine Ribeiro est avant tout portugaise (l'un n'empêche pas l'autre, qu'on va dire, ce à quoi, que moi je dis, que ça peut même aider d'être les deux à la fois)... C'est, une fois n'est pas coutume, la copine digitale d'Hippolyte qui m'a fourni mon disque du jour, en ces débuts d'année où on peut s'accorder des cadeaux avec des étrennes qu'on a bien mérité parce qu'on a été bien gentils; l'intérêt étant que l'objet n'est pas bien cher puisque pour moins que le prix de deux places de cinéma (et ça, c'est aux tarifs de la campagne wallonne; pour mes lecteurs bruxellois, si j'en ai, ça fait pour moins que le prix d'une place de cinéma et d'un petit popcorn), on obtient un boîtier carton avec, dedans, quatre disques de Catherine Ribeiro+Alpes... "âme debout", sorti en 1971, fait suite au précédent et en amplifie les visées artistiques... On quitte pour de bon les travées de la musique identifiable pour aller s'aventurer bien au-delà de l'explosion psychotrope... La Riri est, plus que jamais, totalement habitée, si pas carrément hantée, dans son chant, avec pour seule ligne de conduite, la démesure la plus totale... Et d'attaquer par la plage titulaire, espèce d'incantation à qui, à quoi, à tu, à moi, où l'âme debout doit avoir pitié de tout et de tous, mais surtout de n'importe quoi, depuis celui qui "accepte l'idée de partir à la guerre" jusqu'à celle qui "se sent résignée chaque jour à l'usine" en passant par celui "qui se couche dans mon lit sans définir mes dimensions" (non, moi non plus, je ne suis pas convaincu de ce que cela veut dire) pour finir sur ceux "qui traversent la rue quand le feu est au rouge"... Une presque vraie chanson suit alors, qui raconterait presque l'histoire presque banale d'un presque couple solidement presque amoureux, si elle ne se terminait pas en étrange voyage ferré entre la ville imaginaire de Diborowska et l'éternité... Liberté un jour, liberté toujours, sans plonger dans les abysses philosophiques qui assènent sans contre-argumentaire possible que la liberté ne peut se définir qu'à l'intérieur d'un cadre contraignant, qu'on ne peut être vraiment libre qu'en réaction à un prérequis de non-liberté, les Alpes enchaînent alors quatre morceaux instrumentaux, ou à peine nourris de "lalala" par notre héroïne du jour, aux titres particulièrement conceptuels : Alpes 1, Alpes 2, Alpilles et Aria Populaire... Après ça, la chanteuse reprend le dessus et l'on est forcé d'accepter sa poésie rugueuse, dégoulinante de fluides corporels plus ou moins définis... La première strophe de "Le kleenex, le drap de lit et l'étendard" annonce déjà les couleurs (rouge globule, jaune pipi, vert crachat, on dirait le drapeau camerounais, tant qu'à parler de la Coupe du monde de football) : "Qu'as-tu fait de ma main, tu l'as fourrée dans ta bouche, caressé les doigts ourlés de fivre et maintenant tu craches le sang"; cette lente litanie portée par un orgue (à moins que ce soit un orguophone ou un harmoniumophone, on voit ça plus loin) dresserait presque l'inventaire de la provocation verbale de l'artiste du jour, qu'on arriverait presque à soupçonner d'être atteinte d'une version morbide du syndrome de La Tourette tant l'imagerie se décline dans un camaïeu de douleur et de démembrement (y'a sa concierge qui dérape sur un tesson de bouteille et qui atterrit en morceaux au pied de l'escalier, enzovoort)... C'est la seule grille de lecture de la face B d'"âme debout" : nous, humains, sommes des sacs à viande qui ne demandent qu'un rien pour se percer, ainsi "Dingue", qui conclut cette plaque inégale mais costaude, voudrait évoquer l'état mental de sa narratrice et pourtant, celle-ci termine avec son ventre qui explose et ses tripes qui lui dégoulinent sur les pieds, bon appétit... Après ce déferlement de viscères, dans ce chaudron musical à gros bouillons, je pourrais retrouver de l'appétit en remuant la louche dans la marmite suivante... Car "Paix", quatrième album de Ribeiro, Moullet et consorts (il y a une vieille mauvaise blague à faire avec la reine qui reste à l'intérieur mais vous la connaissez, je vais plutôt vous offrir ceci : il est revenu du futur pour réparer vos rideaux vénitiens, c'est le Terminastore !!!) sorti en 1972, offre, dès son instrumental d'ouverture, le bien-nommé "Roc alpin", quelque chose que les deux précédentes plaques n'avaient pas réellement fourni : une espèce de mélodie, construite, discernable, quasiment un riff de guitare (en fait, et qu'on ne traite plus jamais André Franquin de petit scribouilleur fantaisiste, il s'agit ici de cosmophone, une espèce de truc hybride conçu par Moullet himself qui poussera ses délires d'ingénierie instrumentale jusqu'au percuphone qui, comme son nom l'indique, était à la fois frappé et gratté, contrairement au martini de James Bond), quelque chose d'accrocheur, tout simplement, sans venir ni exciter les neurones, ni titiller les entrailles, juste en passant par l'immédiateté cardiaque de la musique... Du côté de l'inspiration, puisque Catherine se remet à libérer des mots plutôt que des "la-lala-lala" (écoutez donc ce "Roc alpin" et vous entendrez qu'en effet il est question de "la-lala-lala", nous sommes soudain entrés dans un album dont on pourrait croire qu'il est possible de retranscrire les partitions) dès le deuxième morceau de l'album (deuxième sur quatre -oui, seulement- pour tout de même 46 minutes de disque; pas de faux suspense, la plage titulaire monte à 15 minutes tandis que "Un jour... la mort" occupait, sur vinyle, toute la face B avec ses 24:43)... Largement considéré par le consensus critique comme le plus grand moment de la discographie commune de la petite franco-portugaise et de ses grands copains barbus, ce disque est aussi, et peut-être plus que les deux précédents où la démarcation restait claire et infranchissable entre le délire intime et la sentence universelle, celui qui est le plus empreint de son époque et celui qui en parle le mieux aux engeances d'aujourd'hui... "Paix", par sa suite d'exhortations ânonnées, dresse bien moins le bilan des velléités pangéennes de l'époque que le constat qu'en 1972, les enfants, fussent-ils vietnamiens, ont mieux à faire que de se soucier de politique mais continuent à crâmer sous les averses de napalm quand même... Il est obligatoire de dresser ici, à travers les décennies et par-delà le rideau de l'hypocrisie bon teint, d'autant plus en ces périodes de célébration du sang versé au nom d'une latitude de mouvement et de pensée qu'il n'y avait déjà pas besoin de menacer en premier lieu, le nécessaire parallèle entre la course terrifiée des enfants victimes de l'opération Ranch Hand (qui ignorent alors que leurs petites soeurs même pas encore conçues sont déjà condamnées par l'agent orange qui flotte dans la matrice de leurs mères) et le silence des gravats scolaires, après les explosions en cours dans la bande de Gaza... Notre Cathy, nonobstant d'éventuelles capacités prémonitoires dont elle se serait bien abstenue de parler, ne pouvait pas savoir que, main dans la main, joue contre joue, portefeuille à portefeuille, les deux nations qui se sont rêvées élues de dieu, continueraient sans cesse à ravager les populaces au nom de ce genre de mystère qui nourrit inlassablement les scénarios conspirationnistes les plus échevelés... Aurait-elle su tout cela à l'époque (et cela dit, elle s'est rapidement positionnée en faveur de la Palestine opprimée au fil de ses sorties médiatiques dans ces seventies triomphantes) que ça n'aurait tout de même rien changé, la Ribeiro Blanche-Neige, et ses trois nains d'Alpes, aurait conclu cet album de la même manière, sur ce "Un jour... la mort" qui, par une surenchère d'imagerie grandiloquante, quelque part entre la Hammer horror (ou peut-être, faisons-nous plaisir, un scénario posthume de Franju tourné en cachette, scène par scène, au long de toute sa vie, par Jean Rollin) et les caricatures pastel du "Réveillez-vous", quand l'âge d'or nous forcera à des banquets éternels entourés de singes et de tigres qui s'embrassent et se roulent dans les cornes d'abondance, -qui, disais-je, convoque la grande faucheuse et la petite électricité sensuelle ("Dites-moi la Mort, Chère femme, Belle Mort / Vous me serrez d'un peu trop près, trop fort / Je ne suis pas vraiment lesbienne, savez-vous ?", qu'elle nous dira notre chanteuse du jour vers la fin de cet interminable mais pas minable texte) dans le grand chaudron de la tentation du suicide... Je place cette anecdote ici, a posteriori, de toute façon je suis de moins en moins convaincu que quiconque lise jamais tout ceci jusqu'au bout, mais il existe sur toituyau une vidéo d'époque, extrait d'interview de la clique, assis tous les trois dans l'herbe au pied des montagnes, le micro chupachups surdimensionné du journaliste sous le nez et Catherine de concéder, entre soupir et sourire : "Je n'ai jamais pris aucun plaisir à chanter" (sa seconde partie de carrière, reconvertie en défenderesse du patrimoine, de Léo Ferré à Prévert en passant par Piaf, n'en laissera les observateurs que plus perplexes que jamais)... Puis, plus tard de deux ans, Ribeiro+Alpes commettront encore "Le rat débile et l'homme des champs", qui se trouve conclure ce boîtier pas cher que l'autre femme à l'arc à cheval m'a ramené pour mes étrennes (je l'ai déjà dit plus haut, j'ai mis trop de temps à écrire cette chronique, je finis par y radoter, c'est pathétique) mais, franchement, quand je vois toute la pénibilité (sans aucune prime professionnelle en compensation) que cette chronique m'a causé, n'espérez pas que je me plonge également dans cette ultime plaque... De toute manière, le fait est que je n'ai pas encore écouté cet album, bien d'autres, plus impérieux, sont arrivés jusqu'à mes lecteurs multimédias depuis (pour en savoir plus, restez branchés sur ce blog intermittent, ah la la, quel spectacle) mais un vif coup d'oeil aux titres des morceaux laisse envisager une certaine continuité dans l'oeuvre : depuis "L'ère de la putréfaction (concerto en quatre mouvements)" jusqu'à "Poème non-épique, suite", je m'attends à un déferlement de poésie bien poisseuse...

Et à propos de poésie, c'est aussi et maintenant l'endroit et le moment qui en vaut n'importe quel autre pour expliquer que sur les entrefaites de cette chronique boursouflée et de tout le temps que j'ai mobilisé à la rédiger, en petits morceaux, au fil des jours, en un puzzle de quelque 60 pièces, un patchwork finalement terne que je ne refilerai pas à mes générations futures, je peux tout de même, en pure impudeur, raconter comment, dans un samedi trop gris pour son printemps censé être triomphant (notez, l'été aura été encore plus automnal que cela), j'ai foulé les trottoirs de ma ville, cet insoluble cube, et j'ai marché sur mes mots, devant la façade noire et blanche... La sensation ne s'exprime pas, je suis simplement apaisé, je sais, désormais, avec toute la sentence et l'arrogance que ça peut sous-entendre, que je suis, même recroquevillé à l'intérieur de moi, un véritable poète...

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