19/08/2014

372. "4 ALBUMS ORIGINAUX" Catherine Ribeiro + Alpes

Avant d'entamer cette chronique comme de juste (et à propos de juste, ils sont peu à être autant "parmi les nations" que Henk Zanoli, qui du haut de sa sagesse nonagénaire, vient de donner une fameuse leçon d'intégrité à ce petit monde pas assez démocratique beaucoup trop politique qui a perdu tant sa mesure que ses repères), je dois me plier à quelque exercice que je ne commets jamais sur ce blog : parler chiffres et chiffons... Car un rapide coup d'oeil au compteur là-haut, à gauche de cette page d'accueil, dévoile que l'on approche tout doucement de la barre des 200000 visites... A la moyenne, constatée depuis de nombreux mois, de croisière de 20 visiteurs uniques par jour, on peut même s'assurer qu'on l'atteindra ce total avant la fin de l'année... Et, nécessairement, avec l'aide de webrobots dévoués à la corporation des serruriers parisiens, ça risque même d'être avant la fin de l'automne... Dernière considération du genre, ce blog, fidèle à son intitulé, aura, sur cette année écoulée de reprise d'activités après un long silence, offert à vos esprits avides et vos yeux ébahis, quelque chose comme 41 chroniques inédites... Ce qui nous fait, à la grosse louche, une moyenne de 3 et quasiment un tiers à l'infini de textes nouveaux par mois... C'est donc une périodicité pas si déplorable que ça mais c'est aussi l'occasion d'avouer que j'ignore à l'heure actuelle quand, pourquoi, comment seront postées de nouvelles chroniques sur ce recoin discret de la blogosphère... Alors profitez-bien de ce qui vient...

catherineribeiro+alpes.jpgOn jouerait à cet exercice, malheureusement récurrent (mais heureusement pas trop) du contre-sort face aux petites et grandes misères du quotidien et ces inévitables caprices du coquin de malheur... Si la fortune se tient debout, à moitié nue dans un équilibre discutable, sur une roue à ailettes, la guigne s'étale, elle, comme une flaque d'huile à travers tout, comme des bouts de verre et de plastique, comme des éclats de bois suspects, comme tous les indices, en ce samedi de stress, qu'un véhicule est venu percuter notre porte d'entrée, au milieu de la nuit... Ils sont difficiles à décrire, ces sentiments mêlés de soulagement et d'embarras, à découvrir, plus tard, qu'il n'y a pas eu de délit de fuite mais que tant moi que toi que notre petit bout dans son lit de grand garçon, n'avons rien entendu lorsque le choc a ébranlé la rue, que la police a débarqué, que les voisins étaient sur leur pierre bleue, qu'à deux heures et demie du matin, nous étions endormis, paisibles, tandis que le drame se dénouait sur notre trottoir... Nous serons, plus tard, en cette même journée pénible, forcés de serrer les dents et de grincer des poings car quand la scoumoune s'acharne, elle n'y va jamais qu'à grands coups de cuillère à pot... Le petit est invité à son premier goûter d'anniversaire, youpie... Ce goûter d'anniversaire a lieu dans une de ces cours de récré couvertes et privatisées, dans la chaleur, le vacarme et un relatif laissez-aller, on youpit déjà beaucoup moins... Mais on ravale ses angoisses de jeune parent, on décide de laisser le fruit de nos entrailles gambader sans restriction dans cet enchevêtrement de plastique rebondissant, de cordes, de câbles, de machines de mort en tout genre, on est même convaincu qu'il est de notre devoir de laisser sa surveillance à une tierce personne, qu'il faut déléguer, que les enjeux sont clairs, qu'on va le laisser respirer, vivre sa vie fofolle de petit garçon turbulent, trop content de faire du château gonflable avec ses copains d'école... Coupons court au suspense, si on avait vécu aux Etats-Unis, on aurait sorti de notre poche revolver une armada d'avocats procéduriers qui nous auraient gagné des procès à tire-larigot, de dommages physiques en traumatismes émotionnels... Bref, nous allons quitter la table d'anniversaire, nous sommes des bambis toujours craintifs mais tellement fiers de garder l'équilibre sur l'étang verglacé, quand soudain, nous entendons la plainte, non, le cri, que dis-je, le hurlement de douleur, qui retourne le coeur et envoie la tension artérielle à travers le plafond... Le temps ralentit, tous les sens sont aux aguets, les réflexes mammifères reprennent le dessus, où est le prédateur qui menace notre enfant ? Et le voilà, il apparaît, aveuglé par ses larmes, la main serrée sur l'oreille... La panique ferait presque un croche-pied à l'angoisse tellement il refuse de retirer la main de son oreille... Et la vision tord les nerfs; son oreille est écarlate, éraflée, puis rapidement violacée... Elle gardera l'aspect d'un total hématome noir charbon pedant plusieurs semaines... Ce soir-là, invités chez des amis, nous sommes zombies, titubants sans même avoir rien bu, échangeant cordialités et sentences dans un demi-brouillard des sentiments... On se relève toujours, bien sûr, mais ce samedi-là, il fallut pas mal plus d'efforts que d'habitude... Et face à tant de malheur, qui peut dire si nous n'allions pas finir par balbutier nos demandes de répit en un sabir vaguement révélé mais totalement inventé, comme Patrice Moullet les annonait en 1970, sur "Sîrba", morceau d'ouverture de l'album éponyme "Catherine Ribeiro+Alpes" (éponyme ou presque, car un subtil "n°2" placé dans le coin rappelle que la clique montagnarde avait sorti un précédent album sous un autre nom mais, franchement, peu importe, ce n'est pas ce genre de détail qui nous intéresse ici)... Que la brutale poétesse d'origine portugaise apprécie ou pas plus que de raison le bon air de la montagne importait peu... Nous exerçons ici un retour en arrière, vers des contrées imaginaires, en des périodes où la liberté totale dominait de facto la pointe la plus avant-gardiste de la musique populaire... Au risque, on le verra, de verser au passage dans une pose intellectualiste qui confine au snob le plus déplacé... Mais, en fait, 1970 n'est pas encore assez tôt... Si l'eau pétillante, c'est fou; Périer, c'est Jean-Marie et l'homme, espérons que l'héritage lui suffise, laisse un milliard de clichés rock derrière lui et un seul que la masse retienne : cette postérisable à l'infini "Photo du siècle" et son opulente brochette de vedettes teenagers de l'époque (et Johnny subrepticement monté sur l'échelle, tout le monde connaît l'anecdote)... Car La Ribeiro vient de là, toute son oeuvre subséquente y puisera son énergie dans le rejet du moule formaté; oui, elle fut une yé-yé... Cherchez-là donc, dans l'attroupement, avec ses longs yeux aussi noirs que ses cheveux (ou l'inverse), elle est au dernier rang, coincée entre deux idoles qui, en ce 12 avril 1966, sont déjà, eux, en train de creuser leur trou loin des sirènes du seul commerce... Mais en quittant Paris pour le sud sauvage et enneigé, Kathy sait-elle qu'elle va imprimer la marche à suivre, mais aussi, qu'à cristalliser son époque à ce point, elle (et, donc, surtout, Alpes, cette communauté musicale à taille variable, qui orbite autour du Patrice Moullet précité) va mal résister à l'usure du temps, tout en gardant une charge fascinatoire réelle... Premier cas d'étude, donc, ce second album, sorti en 1970... C'est toujours l'appel des grands espaces cérébraux qui domine la musique d'Alpes et l'inspiration de Catherine... Pourtant, on veut l'imaginer commis avec ironie, son chant se pare de tous les tics radiophoniques sur "15 août 1970"... Catherine compte le R, le B et le O de commun dans son patronyme avec la soeur à Mijanou mais tout de même... La face B livrera ses premières leçons, avec ce "Poème non épique" qui soulève, en quasiment dix-neuf minutes de musique affranchie si pas déchaînée, toute une foultitude de questionnements... Le sens de ce que l'artiste déclame au long de cette lente descente dans la folie du dépit amoureux ne joue finalement qu'un rôle secondaire face au modus operandi... Bien sûr, on l'a compris, Catherine ne chante pas mais les mots jaillissent de ses cordes vocales avec un mélange étourdissant, parfois bégayé, qui laisse l'auditeur dans cette dubitation : est-ce que l'artiste récite de manière expressément naturaliste son texte écrit ou est-elle plongée dans une partielle ou totale improvisation ? Autre grande question, d'ordre notamment musical : ces enregistrements qui n'ont atteint que la critique de l'époque et une frange extrême de l'auditorat rock de l'Hexagone, peuvent-ils avoir traversé l'Atlantique et d'une manière ou d'une autre avoir influencé l'approche musicale des punks new-yorkais les plus sombres, en l'occurrence le duo Suicide (on peut relire la chronique 26 de ce blog, rédigée en des temps anciens, naïfs et simples, quand dix-sept lignes de texte suffisaient à racler le fond de ma pensée) car les coïncidences sont ici aussi troublantes que Lincoln assassiné au Kennedy theatre quand Kennedy est assassiné dans une cadillac Lincoln et des pyramides avec des yeux sur les billets d'un dollar qui se transforment en reptiles qui boivent du pétrole quand on les plie ou je ne sais pas quoi (enfin, si, Kennedy, maintenant, grâce à X-Men Days of Future Past, on sait enfin quoi) : le crescendo de hurlements dans ce "Poème non épique" renvoie inlassablemment aux cris apoplectiques d'Alan Vega sur "Frankie Teardrop" tandis que les boucles répétitives jouées par le Moullet sur sa lyre électrique annoncent la musique dronale et programmée par Martin Rev sur ses grosses machines... On sait qu'une bonne part de la scène punk new-yorkaise était francophile, nourrie, notamment, aux poètes romantiques (Patti Smith, Richard Hell, Tom Verlaine, David Byrne, Deborah Harry ont tous chanté en français dès leurs débuts et/ou revendiqué Baudelairimbaud comme source d'inspiration); j'ai ouvert le dossier, qu'un rockologue au chômage technique aille fouiller par là et me dise quoi... Quand débarque, après ça, la "Ballada das aguas" portée par deux guitares traditionnelles, on se rappelle qu'avant d'être totalement démente, Catherine Ribeiro est avant tout portugaise (l'un n'empêche pas l'autre, qu'on va dire, ce à quoi, que moi je dis, que ça peut même aider d'être les deux à la fois)... C'est, une fois n'est pas coutume, la copine digitale d'Hippolyte qui m'a fourni mon disque du jour, en ces débuts d'année où on peut s'accorder des cadeaux avec des étrennes qu'on a bien mérité parce qu'on a été bien gentils; l'intérêt étant que l'objet n'est pas bien cher puisque pour moins que le prix de deux places de cinéma (et ça, c'est aux tarifs de la campagne wallonne; pour mes lecteurs bruxellois, si j'en ai, ça fait pour moins que le prix d'une place de cinéma et d'un petit popcorn), on obtient un boîtier carton avec, dedans, quatre disques de Catherine Ribeiro+Alpes... "âme debout", sorti en 1971, fait suite au précédent et en amplifie les visées artistiques... On quitte pour de bon les travées de la musique identifiable pour aller s'aventurer bien au-delà de l'explosion psychotrope... La Riri est, plus que jamais, totalement habitée, si pas carrément hantée, dans son chant, avec pour seule ligne de conduite, la démesure la plus totale... Et d'attaquer par la plage titulaire, espèce d'incantation à qui, à quoi, à tu, à moi, où l'âme debout doit avoir pitié de tout et de tous, mais surtout de n'importe quoi, depuis celui qui "accepte l'idée de partir à la guerre" jusqu'à celle qui "se sent résignée chaque jour à l'usine" en passant par celui "qui se couche dans mon lit sans définir mes dimensions" (non, moi non plus, je ne suis pas convaincu de ce que cela veut dire) pour finir sur ceux "qui traversent la rue quand le feu est au rouge"... Une presque vraie chanson suit alors, qui raconterait presque l'histoire presque banale d'un presque couple solidement presque amoureux, si elle ne se terminait pas en étrange voyage ferré entre la ville imaginaire de Diborowska et l'éternité... Liberté un jour, liberté toujours, sans plonger dans les abysses philosophiques qui assènent sans contre-argumentaire possible que la liberté ne peut se définir qu'à l'intérieur d'un cadre contraignant, qu'on ne peut être vraiment libre qu'en réaction à un prérequis de non-liberté, les Alpes enchaînent alors quatre morceaux instrumentaux, ou à peine nourris de "lalala" par notre héroïne du jour, aux titres particulièrement conceptuels : Alpes 1, Alpes 2, Alpilles et Aria Populaire... Après ça, la chanteuse reprend le dessus et l'on est forcé d'accepter sa poésie rugueuse, dégoulinante de fluides corporels plus ou moins définis... La première strophe de "Le kleenex, le drap de lit et l'étendard" annonce déjà les couleurs (rouge globule, jaune pipi, vert crachat, on dirait le drapeau camerounais, tant qu'à parler de la Coupe du monde de football) : "Qu'as-tu fait de ma main, tu l'as fourrée dans ta bouche, caressé les doigts ourlés de fivre et maintenant tu craches le sang"; cette lente litanie portée par un orgue (à moins que ce soit un orguophone ou un harmoniumophone, on voit ça plus loin) dresserait presque l'inventaire de la provocation verbale de l'artiste du jour, qu'on arriverait presque à soupçonner d'être atteinte d'une version morbide du syndrome de La Tourette tant l'imagerie se décline dans un camaïeu de douleur et de démembrement (y'a sa concierge qui dérape sur un tesson de bouteille et qui atterrit en morceaux au pied de l'escalier, enzovoort)... C'est la seule grille de lecture de la face B d'"âme debout" : nous, humains, sommes des sacs à viande qui ne demandent qu'un rien pour se percer, ainsi "Dingue", qui conclut cette plaque inégale mais costaude, voudrait évoquer l'état mental de sa narratrice et pourtant, celle-ci termine avec son ventre qui explose et ses tripes qui lui dégoulinent sur les pieds, bon appétit... Après ce déferlement de viscères, dans ce chaudron musical à gros bouillons, je pourrais retrouver de l'appétit en remuant la louche dans la marmite suivante... Car "Paix", quatrième album de Ribeiro, Moullet et consorts (il y a une vieille mauvaise blague à faire avec la reine qui reste à l'intérieur mais vous la connaissez, je vais plutôt vous offrir ceci : il est revenu du futur pour réparer vos rideaux vénitiens, c'est le Terminastore !!!) sorti en 1972, offre, dès son instrumental d'ouverture, le bien-nommé "Roc alpin", quelque chose que les deux précédentes plaques n'avaient pas réellement fourni : une espèce de mélodie, construite, discernable, quasiment un riff de guitare (en fait, et qu'on ne traite plus jamais André Franquin de petit scribouilleur fantaisiste, il s'agit ici de cosmophone, une espèce de truc hybride conçu par Moullet himself qui poussera ses délires d'ingénierie instrumentale jusqu'au percuphone qui, comme son nom l'indique, était à la fois frappé et gratté, contrairement au martini de James Bond), quelque chose d'accrocheur, tout simplement, sans venir ni exciter les neurones, ni titiller les entrailles, juste en passant par l'immédiateté cardiaque de la musique... Du côté de l'inspiration, puisque Catherine se remet à libérer des mots plutôt que des "la-lala-lala" (écoutez donc ce "Roc alpin" et vous entendrez qu'en effet il est question de "la-lala-lala", nous sommes soudain entrés dans un album dont on pourrait croire qu'il est possible de retranscrire les partitions) dès le deuxième morceau de l'album (deuxième sur quatre -oui, seulement- pour tout de même 46 minutes de disque; pas de faux suspense, la plage titulaire monte à 15 minutes tandis que "Un jour... la mort" occupait, sur vinyle, toute la face B avec ses 24:43)... Largement considéré par le consensus critique comme le plus grand moment de la discographie commune de la petite franco-portugaise et de ses grands copains barbus, ce disque est aussi, et peut-être plus que les deux précédents où la démarcation restait claire et infranchissable entre le délire intime et la sentence universelle, celui qui est le plus empreint de son époque et celui qui en parle le mieux aux engeances d'aujourd'hui... "Paix", par sa suite d'exhortations ânonnées, dresse bien moins le bilan des velléités pangéennes de l'époque que le constat qu'en 1972, les enfants, fussent-ils vietnamiens, ont mieux à faire que de se soucier de politique mais continuent à crâmer sous les averses de napalm quand même... Il est obligatoire de dresser ici, à travers les décennies et par-delà le rideau de l'hypocrisie bon teint, d'autant plus en ces périodes de célébration du sang versé au nom d'une latitude de mouvement et de pensée qu'il n'y avait déjà pas besoin de menacer en premier lieu, le nécessaire parallèle entre la course terrifiée des enfants victimes de l'opération Ranch Hand (qui ignorent alors que leurs petites soeurs même pas encore conçues sont déjà condamnées par l'agent orange qui flotte dans la matrice de leurs mères) et le silence des gravats scolaires, après les explosions en cours dans la bande de Gaza... Notre Cathy, nonobstant d'éventuelles capacités prémonitoires dont elle se serait bien abstenue de parler, ne pouvait pas savoir que, main dans la main, joue contre joue, portefeuille à portefeuille, les deux nations qui se sont rêvées élues de dieu, continueraient sans cesse à ravager les populaces au nom de ce genre de mystère qui nourrit inlassablement les scénarios conspirationnistes les plus échevelés... Aurait-elle su tout cela à l'époque (et cela dit, elle s'est rapidement positionnée en faveur de la Palestine opprimée au fil de ses sorties médiatiques dans ces seventies triomphantes) que ça n'aurait tout de même rien changé, la Ribeiro Blanche-Neige, et ses trois nains d'Alpes, aurait conclu cet album de la même manière, sur ce "Un jour... la mort" qui, par une surenchère d'imagerie grandiloquante, quelque part entre la Hammer horror (ou peut-être, faisons-nous plaisir, un scénario posthume de Franju tourné en cachette, scène par scène, au long de toute sa vie, par Jean Rollin) et les caricatures pastel du "Réveillez-vous", quand l'âge d'or nous forcera à des banquets éternels entourés de singes et de tigres qui s'embrassent et se roulent dans les cornes d'abondance, -qui, disais-je, convoque la grande faucheuse et la petite électricité sensuelle ("Dites-moi la Mort, Chère femme, Belle Mort / Vous me serrez d'un peu trop près, trop fort / Je ne suis pas vraiment lesbienne, savez-vous ?", qu'elle nous dira notre chanteuse du jour vers la fin de cet interminable mais pas minable texte) dans le grand chaudron de la tentation du suicide... Je place cette anecdote ici, a posteriori, de toute façon je suis de moins en moins convaincu que quiconque lise jamais tout ceci jusqu'au bout, mais il existe sur toituyau une vidéo d'époque, extrait d'interview de la clique, assis tous les trois dans l'herbe au pied des montagnes, le micro chupachups surdimensionné du journaliste sous le nez et Catherine de concéder, entre soupir et sourire : "Je n'ai jamais pris aucun plaisir à chanter" (sa seconde partie de carrière, reconvertie en défenderesse du patrimoine, de Léo Ferré à Prévert en passant par Piaf, n'en laissera les observateurs que plus perplexes que jamais)... Puis, plus tard de deux ans, Ribeiro+Alpes commettront encore "Le rat débile et l'homme des champs", qui se trouve conclure ce boîtier pas cher que l'autre femme à l'arc à cheval m'a ramené pour mes étrennes (je l'ai déjà dit plus haut, j'ai mis trop de temps à écrire cette chronique, je finis par y radoter, c'est pathétique) mais, franchement, quand je vois toute la pénibilité (sans aucune prime professionnelle en compensation) que cette chronique m'a causé, n'espérez pas que je me plonge également dans cette ultime plaque... De toute manière, le fait est que je n'ai pas encore écouté cet album, bien d'autres, plus impérieux, sont arrivés jusqu'à mes lecteurs multimédias depuis (pour en savoir plus, restez branchés sur ce blog intermittent, ah la la, quel spectacle) mais un vif coup d'oeil aux titres des morceaux laisse envisager une certaine continuité dans l'oeuvre : depuis "L'ère de la putréfaction (concerto en quatre mouvements)" jusqu'à "Poème non-épique, suite", je m'attends à un déferlement de poésie bien poisseuse...

Et à propos de poésie, c'est aussi et maintenant l'endroit et le moment qui en vaut n'importe quel autre pour expliquer que sur les entrefaites de cette chronique boursouflée et de tout le temps que j'ai mobilisé à la rédiger, en petits morceaux, au fil des jours, en un puzzle de quelque 60 pièces, un patchwork finalement terne que je ne refilerai pas à mes générations futures, je peux tout de même, en pure impudeur, raconter comment, dans un samedi trop gris pour son printemps censé être triomphant (notez, l'été aura été encore plus automnal que cela), j'ai foulé les trottoirs de ma ville, cet insoluble cube, et j'ai marché sur mes mots, devant la façade noire et blanche... La sensation ne s'exprime pas, je suis simplement apaisé, je sais, désormais, avec toute la sentence et l'arrogance que ça peut sous-entendre, que je suis, même recroquevillé à l'intérieur de moi, un véritable poète...

18/12/2010

Joyeux tout ça

Et que voici une minute trente de grands sourires de circonstance, histoire aussi de patienter avant une reprise plus ou moins normale des activités de ce blog, vidéo via youtube et tout ce blabla juridique.


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25/01/2009

vidéos one-hit wonders pour l'an 9

"Money" The Flying Lizards 1979

"Echo Beach" Martha and the Muffins 1980

"Uptown Top Ranking" Althea & Donna 1978

"Rush Hour" Jane Wiedlin 1988

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28/04/2008

Retour de vacances 28/04/08

jack460 Voilà, nos vacances de printemps sont terminées... Une semaine so british, à cheval sur la Saint-George, en famille, à Folkestone... Avec, en bande-son, dans l'autoradio, les six compilations maison suivantes :

Compilation 1

1 Tom Cochrane – Best Waste of Time

2 The Mamas & The Papas – California Dreamin’

3 Lemonheads – Confetti

4 KD Lang – Constant Craving

5 Tom Petty – Crawling Back to you

6 John Hiatt – Cry Love

7 Toad the wet sprocket – Dam would break

8 Tom Petty – Don’t fade on me

9 REM – Fall on me

10 Buffalo Springfield – For what it’s worth

11 Gin Blossoms – Found out about you

12 Steve Earle – Guitar Town

13 The Beach Boys – I know there’s an Answer

14 Warren Zevon – Lawyers, Guns & Money

15 Wallflowers – One Headlight

16 Creedence Clearwater Revival – Proud Mary

17 The Monkees – Randy Scouse Git

18 The Black Crowes – Remedy

19 Chris Isaak – Somebody’s crying

20 The Byrds – Wasn’t born to follow

21 Kristin Hersh – Your Ghost 

Compilation 2

1 Suede – Animal Nitrate

2 SClub7 – Bring it all back

3 Pulp – Common People

4 T.Rex – Cosmic Dancer

5 Roxy Music – Editions of you

6 Orchestral Manœuvres in the Dark – Electricity

7 Visage – Fade to Grey

8 The Specials – Gangsters

9 Elton John – Goodbye Yellow Brick Road

10 Joy Division – Isolation

11 Paul McCartney – Jenny Wren

12 David Bowie – Life on Mars ?

13 Primal Scream – Movin’ on up

14 The Moody Blues – Nights in white Satin

15 Adam & the Ants – Stand and deliver

16 The Stone Roses – (Song for my) Sugar Spun Sister

17 The Human League – The Sound of the Crowd

18 The Beautiful South – The Table

19 Sparks – This Town ain’t big enough for the both of us

20 The Kinks – Village Green

 

Compilation 3

1 Blur – M.O.R.

2 The Clash – Lost in the Supermarket

3 Editors – Smokers outside the Hospital Doors

4 Faithless – Angeline

5 The Hollies – Magic Woman Touch

6 Kula Shaker – Tattva

7 Manic Street Preachers – Your Love alone is not enough

8 Peter Gabriel – Games without Frontiers

9 The Prodigy – Out of Space

10 Queen – Innuendo

11 The Butterfly Ball – Love is all

12 The Alarm – 68 Guns

13 The Animals – Don’t bring me down

14 The Jam – That’s Entertainment

15 The Rolling Stones – Miss you

16 The Smiths – This charming Man

17 The Style Council – Money Go Round

18 The Who – Pinball Wizard

19 XTC – Senses working overtime

 

Compilation 4

1 Afghan Whigs – Gentlemen

2 Bob Dylan – Subterranean Homesick Blues

3 Bruce Springsteen – Thunder Road

4 The Cars – You might think

5 Cyndi Lauper – Time after time

6 Dr. John – Croker Courtbullion

7 Leonard Cohen – Closing time

8 Neil Diamond – Girl, You’ll be a Woman soon

9 Neil Young – Harvest Moon

10 Semisonic – Never you mind

11 Simon & Garfunkel – Bridge over troubled Water

12 Grant Lee Buffalo – Stars n’ Stripes

13 Stevie Nicks – I’ll run to you

14 The Connells – 74-75

15 The Donnas – Gold Medal

16 The Posies – Dream all day

17 The Stooges – 1969

18 The White Stripes – Seven Nation Army

19 Tom Petty and the Heartbreakers – Two Gunslingers

 

Compilation 5

1 Adele – Chasing Pavements

2 Babyshambles – Delivery

3 Beirut – Nantes

4 Bill Withers – Ain’t no Sunshine

5 Brisa Roché – Whistle

6 Deus – The Architect

7 Hammel on Trial – Inquiring Minds

8 I’m from Barcelona – We’re from Barcelona

9 Joshua – Punk Rock Song

10 Kate Nash – Foundations

11 The Kills – The Good Ones

12 KT Tunstall – A big black horse and the cherry tree

13 Malvina Reynolds – Little Boxes

14 Operator Please – Just a song about ping pong

15 Razorlight – America

16 Reverend and the Makers – He said he loved me

17 SoKo – I’ll kill her

19 The Hoosiers – Worried about Ray

20 The Pipettes – School Uniform

21 The Wombats – Let’s dance to Joy Division

22 Velvet Revolver – The last Fight

23 Wolfmother – Woman

 

Compilation 6

1 Don McLean – American Pie

2 Beverly Jo Scott – Light that Torch (live)

3 The Clash – London Calling

4 Carly Simon – You’re so vain

5 David Bowie – Suffragette City

6 Chris Gaines – That’s the way I remember it

7 Gossip – Yr mangled Heart (live)

8 Jefferson Airplane – White Rabbit

9 Janis Joplin – Move over

10 Murray Head – Say it ain’t so, Joe

11 Nikki Corvette & The Stingrays – I’ve got a heartbreak

12 Patti Smith – Because the Night

13 Popa Chubby feat. Galea – Black Hearted Woman

14 The Ramones – Rockaway beach

15 The Ark – A Virgin like you

16 The Beautiful South – Don’t marry her

17 The Cramps – Elvis Fuckin’ Christ

18 The Stooges – My Idea of Fun

19 Tracy Chapman – America

20 The White Stripes – Rag and Bone

Et donc, à bientôt pour le retour à la normale de nos programmes

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04/01/2008

Les soldes de janvier, c'est pas bon pour la collectionnite

Voilà, pas de chronique aujourd'hui ou si peu... juste une nouvelle fois le constat que la collectionnite est une maladie sociale à prendre très au sérieux... nous travaillons tous deux avec des horaires cocassement flexibles qui s'adaptent à peine à des agendas loisirs chargés comme ceux d'un ministre bananier mais quand vient l'appel des soldes de janvier, voyez-nous comme des gosses dans le proverbial magasin de sucreries... en l'occurrence, et ce n'est pas nécessairement une coïncidence, la boutique a pour initiales MM et voici les disques que nous y avons acheté hier et que nous n'aurons guère le temps d'écouter avant des jours, des semaines, un an, un siècle, une éternité... Votre honneur, pour notre défense, siouplait, le prix d'achat moyen de ces CDs-ci plafonne aux alentours des 3,90€, hein, faute à moitié etc. Donc, vous ne verrez pas tout de suite dans ces contrées bloguesques les chroniques des disques suivants:  soldesjanvierwarriorsgarynumansoldesjanvierwishboneashwishboneashsoldesjanviertothe5boroughsbeastieboys

soldesjanviereatapeachallmanbrothers

soldesjanviersendawaythetigersmanicstreetpreachers

 

 

 

 

 

 

soldesjanvierlibertadvelvetrevolver

soldesjanvierbecauseofthetimeskingsofleon

soldesjanvierknowyourenemymanicstreetpreachers

 

 

 

 

 

Seb & Rox

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15/11/2007

Pour Parrain

Bob DechampsJ'ai perdu mon parrain et j'ai perdu mon grand-père, tout en une fois ce mercredi 14 novembre 2007. Comme de juste, je ne veux me souvenir que des bons moments, ceux où nous avons ri ensemble et c'est pas compliqué puisqu'il n'y a pour ainsi dire que ça... Originaire des ardennes wallonnes, par là bas où les loueurs de kayak se font la guerre, il n'a jamais oublié le parler de son enfance, malgré une vie surtout passée dans le BW... Mon parrain choûtait voltî l'ami Bob et "Djozef à messe" a pus d'in côp tornî su s'platine à l'époque... Alors, pour cet au-revoir ci, je veux juste lui dire que je n'ai oublié aucune des blagues ou devinettes qu'il m'a raconté quand j'étais petit et quand j'étais plus grand... Dans un monde où le pape s'appelle araignée, il y en a une qui allait comme ceci: "A onze heures du soir, trois curés boivent du champagne au milieu d'un champ. Quelle est la superficie du champ ?"... Bon, du champagne, c'est un nectar, onze heures du soir, c'est tard et trois curés, ce sont trois sans tiare... 1ha 7a 3ca... Ou encore, bien sûr: "C'est un homme qui va à la gare de Uccle et qui demande un billet pour Tokyo -Tokyo au Japon ?, lui dit le guichetier, c'est trop loin, ça, je suis même pas sûr de où c'est, je vais vous faire un billet pour la gare du Midi et là vous verrez avec eux... A la gare du midi, le guichetier: Tokyo au Japon ? Pas possible, ça, on sait même pas comment on sait y aller, je veux bien vous faire un billet jusqu'à Aix-La-Chappelle en Allemagne mais faudra que vous voyez avec eux là-bas... Guten tag, mein herr, wilkommen in Aachen, ein billet für Tokyo ? Trop loin, ça, ticket pour Moscou, ja... Tokyo, Japon ? Niet, Où ça, trop loin, Vladivostok, da... etc, etc, voilà notre gars qui arrive tout de même au Japon... A la fin de ses vacances, il se présente à la gare de Tokyo et s'inquiète du retour, alors il demande juste un billet pour la Belgique... D'accord, honoré voyageur, où ça en Belgique ? -Ben, à Bruxelles -Oui, oui, mais où à Bruxelles? -Euh, à Uccle -Ah, Uccle Stalle ou Uccle Callevoet ?". Comme c'est là, si ça tombe, mon parrain, ben il est déjà sur sa moto en route pour aller boire des chopes avec ses copains et, l'air de rien, c'est rassurant.

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10/10/2007

clip cadeau Toni Basil "Mickey"

Donc, ça va arriver, dans deux semaines au plus tard nous devons pouvoir reprendre le cours normal de nos émissions... D'ici là, encore un grand merci à tous ceux qui ont continué à rendre visite à ce blog malgré l'inactivité qui y a régné... Voici aujourd'hui un petit cadeau chopé sur le célébrissime site de partage de vidéos youtube... En 1982, Toni Basil, chorégraphe extraordinaire, décroche un tube planétaire avec un morceau qu'elle avait enregistré en 1979, la transsexualisation de la chanson "Kitty" écrite à la fin du boum glam par Chinn & Chapman pour le groupe Racey... Mais trève de bla-bla, trève de bla-bla.

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03/09/2007

The all-time fantasy rock band festival

Pour encore tester votre patience, nous vous proposons, rapatrié depuis le sympathique site collaboratif anglophone www.listology.com, le programme du festival imaginaire de groupes de rock de tous les temps tel que concocté par Sebastien.

Un petit mot sur cet exercice, l'idée était de se limiter aux seuls groupes, pas d'artistes en solo ou d'artistes vedettes accompagnés de musiciens fantoches, mais en piochant dans toutes les époques du rock, morts, vivants ou entre-deux, en agencant le tout dans l'allure d'un véritable festival, en tendant à une certaine cohérence musicale par journée et scène, avec horaires, têtes d'affiche en prenant comme données de départ, deux scènes, sur trois jours, par pure décision arbitraire... Au bon plaisir.

Friday
MAIN STAGE
5pm-5:45pm The B-52's (1984)
6pm-7pm Gin Blossoms (1992)
7:30pm-9pm Toad the Wet Sprocket (1996)
9:30pm-11:30pm Tom Petty and the Heartbreakers (1987)
TENT STAGE
5:30pm-6:30pm Jane's Addiction (1990)
7pm-8:30pm Talking Heads (1982)
9pm-11pm Electric Light Orchestra (1979)
12am-1am Joy Division (1979)
Saturday
MAIN STAGE
10:30am-11am Rollins Band (1994)
11:30am-12:15pm Queens of the Stone Age (1998)
12:45pm-2pm The Afghan Whigs (1996)
2:30pm-4pm Motorhead (1982)
4:30pm-6pm Nirvana (1993)
6:30pm-8:30pm AC/DC (1984)
9pm-11:30pm Frank Zappa, Captain Beefheart and the Mothers of Invention (1971)
12am-2am Kraftwerk (1978)
TENT STAGE
10:45am-11:45am REM (1986)
12pm-1pm Sonic Youth (1994)
1:30pm-3pm The Smiths (1984)
3:30pm-5pm The Byrds (1968)
5:30pm-7:30pm Roxy Music (1976)
8pm-10:30pm The Velvet Underground (1969)
11pm-2am The Grateful Dead (1973)
Sunday
MAIN STAGE
11am-11:45am The Lemonheads (1992)
12pm-1pm The Moody Blues (1968)
1:30pm-2:30pm The Beach Boys (1966)
3pm-4:30pm Love (1967)
5pm-7pm The Who (1972)
7:30pm-9:30pm The Clash (1979)
10pm-12:30am The Rolling Stones (1981)
TENT STAGE
10:30am-11:15am The Ramones (1978)
11:45am-12:45pm The White Stripes (2002)
1:15pm-2:30pm Stone Temple Pilots (1996)
2:45pm-4pm T-Rex (1970)
3pm-4:30pm The Cramps (1990)
5pm-6:30pm MC5 (1970)
7pm-9:30pm The Stooges (1970)
1am-2am Suicide (1979)

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Bonne réponse collégiale et de l'amiral

Bravo et merci à toux ceux qui ont pris les quelques instants pour jouer avec nous en ces temps de déménagement... Franco, Oliv, Loulou et Claudine ont tous activement participé et, au total, toutes les bonnes réponses ont été données, ce qui est très bien.

Nous ne sommes pas encore en mesure de reprendre le cours normal de nos émissions mais plus d'une vingtaine de nouveaux CDs ont rejoint notre cédéthèque sur ces entrefaites et c'est donc un futur plein de promesses qui s'ouvre à tous... 

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12/08/2007

Des indices et du mystère...

Pour rappel, Loulou et Claudine ont chacune trouvé l'un des douze albums mystères... Le n°11 était bien "Bridge over troubled water"' de Simon & Garfunkel, le n°8 "Tracy Chapman" de Tracy Chapman...
Pour relancer l'intérêt pour ce petit jeu, voici des indices pour le dix détails restant à reconnaître... Evidemment, ces indices seront aussi des petites énigmes amusantes dans lesquelles parties des réponses apparaissent en français, pas question de tout vous donner clé sur porte, non plus, comme on dit, hein, quoi, c'est vrai, tout de même...
1 "Le duc blanc s'est offert un animal de compagnie appréciant les bijoux"
2 "Ah, si seulement tu avais été là, t'aurais vu ça, les flammes, les cabines de bains, les oiseaux d'Afrique"
3 "On a beau être en repos la nuit, c'est pas une raison pour croire qu'il en ont tous après nous"
4 "Ca, c'est ce qui arrive quand on plonge sa main pleine de cailloux dans la poix"
5 "Un magicien (qui force la) dose et un fantastique capitaine au piano"
6 "Si je vous disais que Merlin l'Enchanteur a traversé la manche en ferry-boat, vous me croiriez ?"
7 "Monsieur et madame Dupont ont un fils qui est soldat et végétarien"
9 "C'est le code bicolore qui a permis à l'armée des sept nations de vaincre en traversant les alpes à dos d'animal"
10 "Cuir ? Hmmm, plastique ? Beuh, velours ? Hein, crèpe ? Non, non plus"
12 "Pff, même pas cap', t'oseras pas, t'es sûr que t'es un homme ?"

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