09/08/2008

270. "MTV UNPLUGGED" Tony Bennett 08/08/08

Tony Bennett MTV UnpluggedQuand en 1994 Antonio Domenico Benedetto se voit proposer d'enregistrer à son tour un MTV Unplugged, la légende vivante aurait bien tort de refuser... Car à l'époque, la chaîne est encore plus que majoritairement musicale et c'est là un médium vers les plus jeunes générations que Tony ne peut vouloir négliger... De plus, le voici qui rejoint le club assez fermé des superstars de la musique populaire américaine à se plier à l'exercice du concert acoustique... Pour ce faire, Tony s'entoure peu mais bien, le Ralph Sharon trio (piano, contrebasse, batterie) servira de matelas lascif sur lequel il pourra poser son Odalisque de voix... Bien sûr, le public ici n'est pas le même que lors des unplugged des The Cure, Nirvana ou REM, probablement pas le même non plus que pour Eric Clapton, Bruce Springsteen ou Neil Young... Qu'importe, son statut de légende vivante se suffit à lui seul... Et pourtant, Tony invite à ses côtés, pour partager quelques titres, deux relatifs jeunots: le britannique Elvis Costello et la canadienne KD Lang... Ce qui continue à impressionner le plus, bien sûr, au-delà de la voix irréprochable, aussi dans ses petits défauts humains, de Tony, c'est l'incroyable bottin mondain des auteurs-compositeurs que son répertoire feuillette, morceau après morceau... Kurt Weill, Irving Berlin, les frères Gershwin, Adler&Ross, Sacha Distel, Cole Porter, Duke Ellington sont tous invités à la fête, Tony piochant allègrement dans ses décennies de standard pour aligner les 20 titres de ce tour de chant... Epinglons arbitrairement Old Devil Moon, Speak Low, Fly me to the Moon, Rags to Riches, The Good Life (la belle vie), I wanna be around, I left my Heart in San Francisco, Steppin' out with my Baby, They can't take that away from me et It don't mean a thing if it ain't got that swing... Le ton est évidemment jazz lounge crooner et Tony conclut, comme au coin du feu, sur "Autumn Leaves", magnifique adaptation de Prévert et Kosma... C'est tout simplement la grande classe et on ne peut que rêver que ce genre de disques, certainement pas mort, puisse se ramasser à la pelle.

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

30/06/2007

198. "THE COMPLETE COLLECTION" The Searchers 20/06/07

The Searchers The Complete CollectionPlus méconnus que d'autres, les Searchers ont pourtant fait partie de la vague matricielle de groupes britanniques à avoir lancé la musique populaire mondiale dans une direction qu'elle n'a jamais vraiment quitté depuis le début des années 60... Pour leurs succès commerciaux et leur influence musicale combinés, les Searchers sont généralement considérés comme le deuxième meilleur groupe à être jamais sorti de Liverpool... Plus interprètes que créateurs cependant, ils ont surtout été parmi les tous premiers à utiliser une douze-cordes comme guitare principale, ce qui leur a donné ce son "jinglejanglant" que quasiment tous les groupes californiens récupéreront après cette première vague de la "british invasion"... En 24 morceaux pour une bonne heure, cette "Complete Collection" dresse un inventaire large du catalogue de mélodies entêtantes que se trimballait le quatuor liverpudlien, offre un véritable who's who des équipes d'auteurs-compositeurs qui fournissaient les maisons de disques en matériel à l'époque et permet aussi de s'amuser en retrouvant les versions yé-yé de ces véritables standards... Epinglons donc "Sweets for my sweet" de Doc Pomus et Mort Shuman (adapté en Biche oh ma biche pour Frank Alamo), "Listen to me" de Charles Hardin (Buddy Holly) et Norman Petty, "When you walk in the room" de Jackie DeShannon, "Since you broke my heart" des frères Everly, "Needles and Pins" de Jack Nitzche et Sonny Bono (popularisé en français par Petula Clark,"La nuit n'en finit pas"), "Take it or leave it" de Mick Jagger et Keith Richards, "Take me for what I'm worth" de PF Sloan ou encore "Love Potion n°9" de Jerry Leiber et Mike Stoller... De toute évidence, un des groupes des années 60 à redécouvrir rapidement.

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

11/06/2007

184. "THE ROLLING STONES" The Rolling Stones 06/06/07

The Rolling Stones England's newest hit makersAvant-titré "England's newest hit makers" dans son édition américaine ici présentée (elle compte un morceau différent de l'édition UK, en ouverture, la reprise du Not Fade Away de Buddy Holly à la place de I Need you Baby Mona), le premier album des Rolling Stones (sorti en 1964) remet les pendules à l'heure face à un certain révisionnisme commercial de mauvais aloi... Premièrement, la pochette de cette plaque l'atteste, il n'était pas acquis alors que Mick Jagger soit le leader incontesté et le visage vendeur du groupe... Il faudra un sordide accident de piscine à la fin de la décennie pour que Brian Jones laisse la place... Deuxièmement, les Stones n'ont pas démarré leur carrière en trombe, il leur a fallu un bon deux ans et demi et trois albums pour commencer à trouver leurs marques et à s'imposer comme de sérieux concurrents à la vague Merseybeat... Ceux que tous qualifient aujourd'hui allégrement de plus grand groupe de rock de tous les temps ont connu des débuts faiblards, voilà la vérité... Bien sûr, ce premier album est énergique, bien sûr il aligne douze bons morceaux mais il s'agit pour la grande majorité de succès éprouvés, piochés dans les répertoires rythm'n'blues et rock'n'roll des années 50 : Route 66 (Bobby Troup), I Just Want to Make Love to You (Willie Dixon), I'm a King Bee (James Moore) et Carol (Chuck Berry), entre autres... Finalement, ce premier album éponyme ne compte que trois compos originales et hormis l'instrumentale Now I've got a Witness qui sont peut-être les meilleures 2:29 minutes des 30:48 minutes de l'album, il fallait être capable de beaucoup de clairvoyance pour prédire à ces cinq garçons pas tant dans le vent que ça la pléthorique carrière qui les attendait.

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

17/03/2007

122. "THE BEST OF" The Animals 16/03/07

The Best of the AnimalsAu commencement était le Verbe et dieu vit que c'était bon... Houla, houlala, qu'est-ce qui m'arrive, on m'aurait mis de l'eau bénite dans mon pastis ? Au commencent, disais-je, était le rock 'n' roll et les teenagers virent que c'était bon... Puis, au matin du deuxième jour, la musique devint plus pop sous les coups de boutoir de quatre anglais coupés au bol... Au midi de ce deuxième jour, en faisant se percuter la poire et le fromage, les Animaux reprirent le contrôle... Par encore trop méconnu, le gang d'Eric Burdon, premier ange noir du rock, à la fois si mignon et si hargneux (parce qu'il faut le reconnaître, avant lui, il y eut Gene Vincent mais Gino avait une sale tronche), a posé des jalons par lesquels bien plus de jeunes groupes actuels ne passent que par ceux de, disons, les quatre insectes précités... Précurseurs, inventeurs peut-être, du blues-rock à la base de quasiment toute la production rock des 70's et toujours moteur aujourd'hui d'une scène à la fois plus biker-graisseuse mais aussi plus metallique, The Animals possèdent un répertoire nourri à la fois de traditionnel et, pour leur époque, de totalement contemporain: The House of the Rising Sun, Don't let me be misunderstood, We've gotta get out of this place, Roadrunner, Boom Boom, I'm Crying, Don't bring me down, pour ne citer que ceux-là, se trouvent tous sur cette compilation sérieuse, de 20 titres, disponible facilement à petit prix. Donc, un must ! 

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

23/02/2007

101. "TONY BENNETT'S ALL-TIME GREATEST HITS" Tony Bennett

tony bennettMamma mia, c'est du tout grand aujourd'hui, même pas de la légende vivante mais du mythe incarné... C'est le rêve américain, c'est le petit Anthony Domenico Benedetto, né en 1926 dans le Queens de parents issus de la diaspora italienne et devenu par son talent, avec sa voix si riche, un monument indéboulonnable en plein milieu de la chanson américaine... Issu des décennies jazz et swing, Tony a également toujours intégré dans son répertoire les mouvements qui accompagnaient son cheminement (ce All-Time Greatest Hits, initialement paru à la fin des 70's comprend en plage d'ouverture une version forcément très lounge easy listening du Something des Beatles)... S'il compte aujourd'hui sur l'autre grand crooner américain l'avantage indéniable d'être encore vivant, Tony a surtout pour lui une gentillesse et une simplicité qui transcende la profession et qui tranche avec les récits et anecdotes d'un Frankie tyrannique et sociopathe... Ici, en vingt morceaux, il est illusoire de croire réellement posséder tous les plus grands succès de tous les temps de Tony, d'autant plus qu'il ne cesse de chanter et d'enregistrer des disques et qu'il vient il y a quinze jours d'ajouter deux grammys à son palmarès perso... Mais bon, voici un court inventaire des standards (le mot est encore faible) qui se trouvent sur cette compile: Something (déjà cité), Where do I begin (la chanson du film Love Story sur musique de Francis Lai), I left my heart in San Francisco (son New York New York à lui), The boulevard of broken dreams (et sa trépidante rythmique flamenco), Stranger in paradise (ambiance "je fais craquer les filles" garantie), I wanna be around (une histoire aigre-douce), Sing you sinners (avec un big band char d'assaut), Firefly (une chanson courte et très nerveuse), Love look away (de Rodgers et Hammerstein) et Rags to riches (son Strangers in the night à lui)... Comparaison n'est pas raison et ici elle n'a même pas de sens mais elle est malheureusement inévitable... Tony en sort vainqueur car ce que Vieux Yeux Bleus possédait comme meilleure technique vocale, Tony l'a toujours remplacé par bien plus de générosité, d'authenticité et d'âme, tout simplement...

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

12/01/2007

59. "ANTHOLOGY" The Monkees 12/01/07

monkees anthologyTout a commencé par une excellente initiative d'Arte (hmm, pléonasme) au milieu des années 90: rediffuser dans une nouvelle VF très second degré les épisodes d'époque des Monkees. Deux constats à prendre immédiatement en pleine poire: les Charlots leur ont piqué tous leurs gags et leurs chansons valent quand même le détour. Bien sûr, les trois pires péchés capitaux sont l'envie, l'orgueil et l'avarice et ce sont eux trois qui ont présidé à la naissance du concept des Monkees: un quatuor multimédia capable de détourner les jeunes bien américains de ces salauds de Beatles anglais. En même temps, Micky, Mike, Davy et Peter ne sont pas vraiment responsables de tout ce qui leur est tombé dessus dans leur jeune vie d'adulte. L'objet présenté ici a en plus le mérite d'être réalisé avec sérieux et professionalisme (le label Rhino, c'est un peu le René Château de la pop amerloque) et je conclurai avec les noms de quelques-uns des immenses auteurs-compositeurs qui ont bidouillé des tubes pour les Monkees: Tommy Boyce&Bobby Hart, Gerry Goffin&Carole King, David Gates, Barry Mann&Cynthia Weil, Harry Nilsonn ou encore Neil Diamond. Pffiioouuu...

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

27/12/2006

43. "ELVIS PRESLEY" Elvis Presley 27/12/06

elvis presleyPremier album paru chez RCA, quand Elvis the Pelvis est devenu The King... La pochette est l'une des plus mythiques, l'une des plus détournées aussi... Y'a pas besoin d'arguments pour expliquer combien cet album est fondamentalement nécessaire à n'importe quelle cédéthèque de rock'n'roll... Parce que sérieusement, Elvis ne s'écoute bien qu'en albums studio d'époque et non pas en compilations, best of ou greatest hits... Alors ici, sur la réédition jubilaire en CD, Blue Suede Shoes, I Got a Woman (de Ray Charles), Tutti Frutti et Blue Moon sont rejoints par les premiers singles RCA d'Elvis dont Shake, Rattle 'n' Roll et Heartbreak Hotel... L'homme est peut-être mort étouffé de médocs et de drogue, térassé par une occlusion intestinale, vautré sur les WC de Graceland, il reste, qu'on le veuille ou non, la plus grande légende du rock. 

Écrit par Pierre et petit pain dans Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

19/12/2006

37. "GOOD ROCKIN' TONIGHT THE LEGACY OF SUN RECORDS" Various Artists 21/12/06

GoodRockinTonightIl est temps d'évoquer un événement qui nous a, à ma chérie et à moi, provoqué autant d'excitation que de pincement au coeur... En 2005, le magasin de disques du centre ville de Charleroi, Music City, a mis la clé sous le paillasson... C'est là que j'ai acheté, dans mon adolescence fougueuse, quelques-uns de mes premiers CDs... Les larmichettes ont néanmoins laissé place à deux après-midi brutales lorsqu'en toute fin de vie de son magasin, le patron de Music City a décrété une liquidation du stock à 90%... Je vous laisse faire vos calculs... Parmi les quelque 200 CDs achetés alors, en voici un... Une excellente compilation rendant hommage au label Sun Records de Sam Philipps, véritable chaudron matriciel du rock tel qu'on l'entend, avec comme artistes signés Elvis Presley, Bo Diddley, Carl Perkins, Roy Orbison ou Johnny Cash, du lourd, du légendaire, quoi... Le casting de cette compile n'est pas moins pléthorique: Paul McCartney, Jeff Beck, Jimmy Page & Robert Plant, Johnny Hallyday (oui, oui et il est crédible sur Blue Suede Shoes, avec ça), Elton John, Tom Petty and the Heartbreakers, Van Morrison, Bryan Ferry, Bob Dylan, Eric Clapton, Sheryl Crow, Chris Isaak et autres, alors, ça va, c'est bon, vous avez l'eau à la bouche ?

06/12/2006

21. "WE ARE THE PIPETTES" The Pipettes 05/12/06

the_pipettes-we_are_the_pipettes

Robes à pois, serre-têtes, hauts talons, robes à pois, colliers assortis,... et surtout robes à pois !  Que fais-tu quand la musique s'arrête? Prends la pose...

C'est Pipettastique

Rox

Écrit par Pierre et petit pain dans For the love of Liz, Oldie goldie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |