02/09/2013

341. "WARM LEATHERETTE" Grace Jones

uncdparjour Warm Leatherette.jpgIl était une fois, replongeons-nous derechef dans cette enfance dont les souvenirs se font de plus en plus poisseux, moi qui suis pourtant encore bien loin de ma midlife crisis, un artiste qui, en phase avec son époque, avait décidé de laisser éclater sa folie plastique à travers le médium de la publicité... Précedemment, une amazone nubienne post-moderne et passablemment androgyne avait pris d'assaut les podiums parisiens et, par sa seule présence, remué tout le landerneau de la haute-couture... Une muse peut être une égérie et vice-versa... Jean-Paul et Grace versèrent donc dans le vice (d'où sortira tout de même un petit Paulo) et s'en vinrent commettre ce spot pour la Citroën CX qui reste l'une des images les plus marquantes de mes jeunes années téléphagiques (si je le trouve sur toituyau, je le mets en fin de chronique, promis)... Publicité qui, pour le coup, sera censurée dans pas mal de pays (à moins que la censure n'ait touché l'une des publicités du même couple pour une marque de jean's avec des vrais morceaux d'interrogation raciale et de nudité dedans; peu importe, ça prouve surtout que Grace était tellement impresionnante qu'elle en devenait censurable)... Mais cette censure, de toute manière, n'a pas eu lieu dans cette France où André construisait ses voitures à amortisseurs hydrauliques, cette France qui aura été la première à accueillir et faire prospérer miss Jones, cette inimaginable ogresse multi-tâches qui, à peu près aussi vite qu'elle s'était mise à défiler, s'est mise à chanter et à faire l'actrice... Rapidement signée, grâce à son enfance jamaïcaine, sur le label Island, l'étonnante créature assumera des débuts plutôt disco avant d'embrasser, de ses longs appendices tentaculaires, la new wave naissante... Warm Leatherette, porté en studio par l'irrépressible duo rythmique, probablement le meilleur tandem basse-batterie de l'histoire, Sly Dunbar/Robbie Shakespeare va marquer, mais qui le sait alors ?, le début d'une trilogie d'albums qualifiée de "Compass Point trilogy", du nom des studios d'enregistrement construits, à Nassau, par Chris Blackwell (par ailleurs fondateur du label Island, n'oubliez jamais que tout est dans tout)... Ce disque-ci, que je me suis procuré plutôt récemment dans un bac de liquidation après tant d'années à me languir de posséder des oeuvres de Grace Jones, sera, surtout, celui qui va installer l'artiste dans son image définitive, les traits au couteau, les lunettes noires, la tête surmontée d'une petite touffe de cheveux, les longues tenues color block mi-robe mi-descente de lit, avec cette peau d'ébène à faire tomber en syncope bien des fabriquants de meubles (peut-être Robert Mailleux qui, selon nos sources, n'est pas allé dans les mêmes écoles de publicité que Jean-Paul Goude, cela dit)... Cette amazing Grace qui va dès lors manger des voitures au milieu du désert, qui va tout à la fois susciter le désir et l'effroi chez un James Bond vieillissant dans sa peau de Roger Moore, qui va même particulièrement secouer son époque et imposer d'autres canons, en posant nue pour Playboy... Musicalement, Warm Leatherette nage donc dans ces eaux que l'on imagine à la fois chaudes et troubles, au large des Bahamas, engrangeant le bon son plutôt que le mauvais argent, paradis fiscal dont on préférerait savoir les requins dans ces flots caribéens plutôt que dans les comités de direction... Des synthétiseurs particulièrement cinglants et des guitares froidement artificielles se téléscopent avec cette section rythmique reggae dont on a déjà dit tout le plus grand bien pour fournir un album pétri de reprises, à l'instar de cette supra-diva, totalement jouissif... Déjà, la plage titulaire, empruntée à l'éphémère non-groupe The Normal (fondateur du label Mute, c'est une toute autre histoire), place l'ambiance, avec cette nature morte tirée des obsessions de JG Ballard, entre fascination glauque et protubérances tumescentes... C'est Chrissie Hynde, probablement à son corps défendant, qui est ensuite invitée au festin, à travers une languissante et parfois martiale relecture du "Private Life" des Pretenders... Plus loin, Grace et sa clique vont prouver leur capacité à la transcendance avec une version de 9 minutes du "Love is the drug" de Roxy Music qui passe pas loin de l'apocalypse glam la plus complète (et qui, à moins d'être un acteur porno au self-control anormal, vous achève dans les râles de circonstance, au cas où vous seriez suffisamment aventureux, ou inconscient, pour utiliser Grace Jones en bande-son de vos galipettes, ça ne me regarde pas, chacun fait ce qu'il veut de ses fesses)... La troupe du Compass Point citera aussi Smokey Robinson ("The hunter gets captured by the game") et, touche parisienne oblige, Jacques Higelin ("Pars", qui ferme le disque)... Mais la reprise sur laquelle je me dois, moi, de terminer, c'est évidemment ce qui était un énorme manque à mon CV de fan ultime et dont, en même temps, l'ignorance me rassure sur mon taux finalement correct d'idolâtrie... En cause, miss Grace Jones chante ici sa version de "Breakdown", standard issu du premier album de Tom Petty and the Heartbreakers... Mais là où le fan en moi se rebiffe (et se rassure en même temps, je l'ai dit), c'est qu'il s'agit d'un tout petit peu plus qu'une reprise... En effet, dans cette version-ci, la chanson présente un troisième couplet; quelques paroles, en l'occurrence, qui ont été écrites par Petty lui-même, à la demande de la chanteuse dont on ignore si elle a utilisé la menace ou le charme pour obtenir cette faveur... Peu importe, cette sculpture faite chair l'a prouvé pas plus tard qu'au jubilé de diamant de Lizette (cela dit, ce genre de bonne blague mérite d'être répétée: soixante ans sur le trône, sacrée constipation), Grace Jones maîtrise les deux et c'est bien parce qu'elle fait peur autant qu'elle fait saliver que nous allons la regarder manger une voiture en plein désert.

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23/08/2013

338. "SOUTHERN ACCENTS" Tom Petty and the Heartbreakers

uncdparjour southern accents.JPGC'est une histoire de la trempe dont raffolent les rockologues, à la fois drame psychologique haletant, épopée initiatique édifiante, buddy movie déconnant, tout ça en même pas quarante minutes de longplaying... Car en 1985, le CD  reste un objet d'amusement jungien pour les foyers américains fortunés qui veulent surcompenser le fait que leurs voisins aient une plus grosse bagnole ou, au mieux, le CD constitue le dernier fixe des drogués de l'avancée technologique à tout crin mais quoiqu'il en soit, le support digital n'est toujours pas le maître-étalon qui sera capable d'envoyer à l'exil les galettes en polychlorure d'éthényle... Pour preuve, en fan acharné de Tom Petty and the Heartbreakers, c'est établi depuis la première chronique de ce blog, je possède le disque du jour (Southern Accents, donc, j'espère que vous lisez les titres des chroniques et que vous regardez la photo qui accompagne, en haut à gauche; photo, je le rappelle à toutes fins utiles qui, souvent, apparaît en plus grand dans une nouvelle fenêtre quand on clique dessus, je vous gâte ou quoi ?),  en plusieurs supports (forcément) mais aussi en plusieurs versions, notamment cette édition compact-disc américaine (la référence catalogue MCAD-5486) de "Southern Accents" qui, contrairement à la version britannique, pourtant aussi de 1985 (référence MCD 03260), présente, sur son verso, la track-list selon les face A et B du LP... Je viens de me rendre compte que cette anecdote ne peut absolument intéresser aucun des lecteurs de ces pages mais bon, vu que je viens de m'embêter à aller vérifier les références catalogues sur les tranches des disques, je considère qu'il est trop tard pour revenir en arrière et tout effacer... De toute manière, on n'apprend que des erreurs du passé puisque personne ne peut connaître celles qu'on commettra dans le futur... Et une erreur à leçons, lors de l'enregistrement de ce disque, Tom Petty en a commise/apprise une fameuse... Elle se résume comme suit: "Quand on est guitariste, il vaut mieux pas taper sa main de rage contre un mur"... Sortis de trois disques à succès, avec une carrière bien soutenue par MTV, le groupe, et son leader auteur-compositeur, décide de se lancer dans un projet un rien ambitieux, réaliser un album méta-concept dont les chansons brosseraient, par touches, par impressions ou par portraits, un panorama de ce sud des états-unis qui les a vu grandir avant d'aller chercher un contrat de disques en Californie (épopée initiatique édifiante)... Mais non seulement l'inspiration est beaucoup plus une dominatrice cruelle, en cuir et cravache, qu'une maîtresse éprise, dentelles entre les dents, qu'en plus, dans ce milieu des années 80, l'ambiance restait tendue entre Petty et MCA Records... Après le retentissant procès de 1979 et le conflit larvé de 1981, la maison de disques se moque des intentions artistiques annoncées pour "Southern Accents" et voit surtout que les sessions studios se prolongent... Deux ans sans aucune nouvelle sortie, à l'époque du vinyle, quand certains sortent deux albums et huit singles dans le même laps, ça commence à faire long... Avec cette inutile pression et la frustration de ne pas parvenir à sortir de la table de mixage le son qu'il a dans la tête (drame psychologique haletant) pour le pressenti premier single "Rebels", Tom va s'offrir un coup de sang au coût exorbitant: en balancant, de rage, un coup de poing dans le mur, il se fracasse tout le métacarpe... Bye bye la guitare, le piano, adios la musica... Faisant contre mauvaise fortune bon coeur (les troupes postées sur les plages, elles, elles faisaient bunker; mais qu'est-ce que je peux débiter comme débilités, s'il vous plaît), le groupe se résoud, la mort dans l'âme, enfin, dans la mimine, à boucler le work in progress un peu dans l'urgence... Cinq morceaux sont complétés, ce n'est évidemment pas suffisant pour un album; il va falloir trouver un arrangement... On (quelqu'un mais dont l'identité n'est pas clairement établie, c'est l'usage le plus fréquent du pronom indéfini) décide de mercenariser un certain David Alexander Stewart qui se trouve au sommet des charts des deux côtés de la flaque atlantique avec le groupe qu'il anime avec sa copine/épouse/égérie/cuir-cravache Annie Lennox; le Dave Stewart d'Eurythmics donc, on a compris... Et là, tant mieux, le Petty plâtré va se trouver tout un tas de petits atomes crochus avec le guitariste britannique (buddy movie déconnant) qui finira par composer trois morceaux pour la plaque, dont deux sortiront en single et coloreront in fine "Southern Accents" de touches funky et cuivrées que le projet initial ne devait pas avoir... Mais voilà, malgré tout ça, ça reste un peu court, huit chansons, trente-quatre minutes, bientôt trois ans que le public attend un nouveau disque... Alors là, est posé le geste qui finit de déstructurer le projet: "Southern Accents" va sortir, ne sera en rien la vision initiale de Tom Petty, se conclura donc même sur un morceau repêché dans les masters de 1979 et pas utilisé sur le disque d'alors, ce fameux "Damn The Torpedoes" qui avait enclenché les inimitiés entre le groupe et MCA Records... Reste donc au final un disque de bonne facture (et même si c'est le fan purdur qui parle) qui aura connu son succès commercial et s'accompagnera d'un clip, pour le single "Don't come around here no more", resté dans les mémoires (mais oui, cette variation du non-anniversaire d'Alice, du Chapelier fou et de toute cette clique des merveilles)... Subsiste, pour l'aficionado, à jouer à la rock-fiction... Car nul doute que sans cette main massacrée, Petty et ses briseurs de coeurs seraient allés au bout de l'aventure et auraient, peut-être, réalisé le meilleur album de leur carrière... Les cinq morceaux composés, enregistrés et mixés dans cet esprit d'inventaire sudiste doux-amer sont tous excellents, chargés d'âme et de sentiments vrais, broutant dans des prairies situées bien au-delà du simple rock efficace et vendeur... Quand sur la plage titulaire, portée par un piano et une section de cordes, Petty évoque ces nuits d'insomnie où le fantôme de sa maman vient s'agenouiller et prier pour lui, on comprend que tout doute est levé, ce n'est pas ici un narrateur anonyme qui se balade dans ces cinq chansons-là, l'intention artistique était bien de plonger dans une semi-autobiographie... Finalement, Petty replongera une fois de plus dans les affres juridiques: une grand emarque de pneus détournera le morceau "Mary's New Car" sans avoir consulté le premier interessé, que l'on sait chatouilmleux sur toute exploitation tierce et commerciale de son oeuvre... Le goût de trop peu et d'acte manqué de ce disque est d'autant plus aigü qu'une autre chanson, "Trailer", portée par un harmonica alors bien rare chez TP&HB, ressurgira peu après en face B de 45 tours, petite pépite qui aurait largement mérité sa place sur l'album... De plus, une démo pleine de promesses, enregistrée (mais jamais terminée, os broyés oblige) en duo avec Stevie Nicks deviendra, sans Stevie Nicks, "The Apartment Song", morceau de "Full Moon Fever" (1989), premier album chroniqué sur ce blog, mis en ligne il y a quasiment sept ans, tout ça ne me rajeunit pas, du coup je déprime alors j'arrête cette chronique sans chute convenable, avec arrêt sur image sur un visage qui sourit de guerre lasse et le générique qui commence à défiler de bas en haut, comme dans un mauvais téléfilm.

29/11/2010

312. "IN THE GARDEN" Bob Dylan & various artists

bob dylan in the garden.jpgEt pourquoi pas, après tout ?... Pourquoi pas présenter aujourd'hui un disque tout juste légal, survivance d'un temps où certains pays d'Europe (en l'occurrence, l'Italie mais l'Espagne appliquait aussi cette exception légale) permettaient l'édition de disques non-officiels nonobstant (tiens, y'avait longtemps, un bon nonobstant) cotisation adéquate auprès de l'organisme national de gestion des droits d'auteur patrimoniaux ?... Ainsi, le label KTS-Kiss The Stone s'était spécialisé dans les publications de concerts de tout ce que la planète musique populaire pouvait avoir de vendeur à l'époque (c'est-à-dire grosso modo des débuts du CD en tant que nouveau support normatif, à la mi-80's jusqu'à l'uniformisation de la législature européenne en matière de droits patrimoniaux, à la mi-90's)... Juste un détail en passant, nous ne sommes bien pas ici dans le milieu interlope du disque pirate et du bootleg mais simplement donc dans un produit paralégal venu d'un pays où il ne pleut pas mais où l'on voit souvent rejaillir le feu d'un ancien volcan, etc. etc. bref, en Italie, donc, on l'a déjà dit... Or, fin 1992, surgit cet enregistrement intégral du concert donné le 16 octobre au Madison Square Garden; grande fête new-yorkaise, nouba pleine d'invités, pour célébrer les trente ans de sortie de "The Freewheelin' Bob Dylan", deuxième album du folkeux mijuif, balise, s'il en est, dans la musique américaine et mondiale... Le tout avec un son d'enfer puisqu'on vous l'a expliqué deux paragraphes plus haut, nous ne sommes pas ici dans le milieu interate du disque pilope ou quelque chose dans le genre... Pour célébrer ces trois décennies du sieur Bobby Dylan au sommet de la pyramide des ACI de l'Oncle Sam, les organisateurs avaient donc rassemblé un fameux gratin et beaucoup plus de crème et de viande que de patates (c'est rapport au gratin dauphinois et c'est pas loin d'être mon aparté le plus nul de tout ce blog)... (et à partir d'ici, ça s'écrit tout seul) Le casting est pléthorique, que dis-je, gothesque, comment, absolument tout le bottin rockain est là, mon bon Jeeves (les fans de Wodehouse se régalent), alors ça donne, par ordre alphabétique et de manière exhaustive (histoire de gagner un max de place et donner l'impression qu'il y a vraiment beaucoup à lire sur ce blog) The Band, Johnny Cash, Rosanne Cash, Tracy Chapman, Eric Clapton, George Harrison, Richie Havens, Chrissie Hynde, Kris Kristofferson, Roger McGuinn, John Mellencamp, Pearl Jam, Tom Petty and the Heartbreakers, Lou Reed, George Thorogood, Johnny Winter, Stevie Wonder, Ron Wood, Neil Young et bien sûr, His Bobness lui-même, seul puis accompagné de ses plus proches... Petite note à moi-même: mon chou (bon, je me mèle pas de comment vous vous appelez dans le miroir alors, hein, merci), comprends-tu enfin mieux comment et pourquoi tes goûts d'adolescent (alors oui, en 1992, j'étais pas encore un adulte et prout à celui qui dira que je suis pas encore un adulte en 2010, prout, prout, prrrrtt) se sont forgé à contre-courant de tes congénères qui écoutaient alors Technotronic, Whitney Houston (and Iiiii Iiii aïe will alwayyyyys love yoou oouh), Roxette ou, même, Nirvana ? Oui, mon mignon (ah oui, je m'appelle pas le même quand je me questionne ou quand je me réponds, c'est un peu ça le principe, sinon à quoi ça sert de se parler, à part à inquiéter les gens, si c'est à voix haute, dans le métro, quoique, au jour d'aujourd'hui, avec ces téléphones portables en mini-oreillette, y'a des aliénés urbains qui sont juste en train de s'engueuler en direct avec leur copine, pour de vrai), je me comprends enfin... Et de vous quitter sur une ultime anecdote, peu intéressante mais simple prétexte à taper une photo (une tof, pardon, une tof) de plus sur cette page... Confronté à des échos venus du vieux-monde (ça, c'est chez nous) du succès de vente de ce disque, les boursocordonteneurs des USA (ça, c'est chez eux) se décidaient à sortir, un long dix mois plus tard, une version officielle de ce concert, que c'est bien sûr celle-là et celle-là seule que vous pouvez espérer trouver en boutique de nos jours, si vous le cherchez, ce disque ressemble à cela:

bob dylan 30th anniversary concert celebration.jpg PS: ça m'arrive d'être parfois un peu lent de corps, malgré un esprit vif comme le mercure (et probablement aussi toxique) et je viens donc seulement de me rendre compte que si on cliquait sur les photos, des fois on les faisait apparaître en plus grand dans une nouvelle fenêtre et je pense bien que c'est le cas pour cette pochette qui se constitue d'un joli collage des vedettes qui ont pris part à ce concert anniversaire en 1992... On regarde pas à la dépense chez skynet, c'est certain.

11/11/2010

310. "MOJO" Tom Petty and the Heartbreakers

TPHB Mojo.jpg

L'armistice, ce n'est certainement pas le plus mauvais jour pour rappeler (bon, c'est férié aujourd'hui, on ne fera pas dans le chiffre ultraprécis avec des virgules et des décimales) que le budget annuel mondial de l'armement légal avoisine allégremment les 1500 milliards de dollars US tandis que le budget annuel mondial de la publicité (qui est certainement la seule chose encore plus inutile que de fabriquer des engins de mort) n'est pas loin de représenter 750 milliards de ces mêmes $... Au-delà de la révolte que ces chiffres devraient provoquer chez tout être humain sain (après tout, combien de millions de fois pourrait-on nourrir les affamés, soigner les malades et réjouir les malheureux avec pareils monceaux de fric?), force est de constater que tout ça, et sans tomber dans du freudisme détestable, ces "ma bombe est plus grosse que ton canon" ou "mon soda brun fait mieux pschitt que ta limonade", ça trahit l'obsession des petits esprits à vouloir à tout prix savoir qui fait pipi le plus loin... Pour rappel, et sans féminisme détestable, quand on fait pipi assis, la distance atteinte par le jet n'a plus d'importance... Bref, tout ce laïus pacificiste et urinaire (je sens venir une lamentable transition) pour évoquer la dernière galette sortie du gaufrier par les Tom Petty and the Heartbreakers que je ne vous présenterai plus puisque vous êtes des fidèles de ce blog (bon d'accord, les autres, infidèles que vous êtes, roumis, goys, pouah, pouah, pouah, révisez les chroniques 1, 34, 61, 79, 100, 113, 123, 160, 203, 213, 214, 215, 222, 247 et 256)... Car le fait est, à mon corps défendant, que Mojo, sorti au dernier solstice d'été, ne fait pas pipi bien loin (voilà, j'avais prévenu que la transition serait lamentable) et, pire, compense ce manque par une miction probablement trop longue; on dépasse sans vergogne l'heure de musique pour quinze plages, ce qui, sans avoir fait maths ni sup' ni spé', nous donne plus de quatre minutes par chanson... En vérité, l'exercice est temporellement très inégal avec un début de disque phagocyté par de très longs morceaux dont First Flash Of Freedom et ses sept minutes qui viennent lècher du côté du prog et Running Man's Bible et ses six minutes de boogie concentrique... L'ambiance musicale générale est plutôt blues-rock (ce qui est pour me déplaire) mais les saillies partent dans tous les sens (ce qui est pour me déplaire aussi) avec un peu de country sur No Reason To Cry, un peu de hard sur I Should Have Known It et, carrément, trop de reggae sur Don't Pull Me Over... Côté paroles, Tom Petty montre de terrifiants signes d'inspiration en berne (ce qui est pour me déplaire surtout) avec, même, des lyrics d'une rare platitude sur Candy, Takin' My Time (peut-être la chanson la plus inepte, musicalement aussi, de tout le disque) et Lover's Touch... Mojo (déjà le titre de la plaque est d'une non-inventivité crasse) souffre aussi peut-être de la comparaison avec les deux excellentissimes précédents opus de la discographie (Highway Companion et Mudcrutch) dont il n'a pourtant pas su briser le signe indien de la pochette de disque hideuse (malédiction qui touche Tom Petty depuis The Last DJ en 2002)... Enfin, comme si j'avais réellement besoin de me convaincre que Mojo est le plus mauvais album du riche et respectable oeuvre tompéttien, j'en appellerai ici à ma théorie du succès grand-public qui stipule, je me cite, que pour obtenir un succès commercial le plus large possible il faut tendre vers le plus grand commun dénominateur artistique et donc vers une certaine médiocrité... Concluons donc comme nous avons commencé, sur des chiffres, Mojo a battu tous les records engrangés auparavant par Tom Petty et ses briseurs de coeur, se classant, à sa sortie, deuxième du Billboard Top 200 des ventes d'albums aux Etats-Unis, écoulant ainsi 125000 exemplaires en une semaine. 

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20/05/2008

256. "MUDCRUTCH" Mudcrutch 20/05/08

MudcrutchPremier acte : C’est tout d’abord une incroyable histoire d’êtres humains, qui démarre à la toute fin des années 60 dans la tranquille bourgade universitaire de Gainesville, en Floride… La Floride dans son nord profond, pas l’état soleil-lunettes noires-docksides de Miami, Orlando, Tampa mais la Floride sudiste, dont la culture puise au terreau redneck… Randall Marsh y est batteur dans un groupe local qui fera de plus en plus parler de lui dès l’organisation, aux entournures de 1972, d’un festival de rock sans prétention qui réunira au final pas loin de 10 000 personnes et causera une petite panique à la brave police locale… Tom Leadon est guitariste dans ce même groupe, son grand-frère, Bernie, est sur les routes, il vient de fonder The Flying Burrito Brothers avec un certain Gram Parsons et jouera, plus tard, avec The Eagles… Puis, en 1975, avec plusieurs potes à eux, ils fourrent tout leur barda dans un camion de déménagement et un minivan VW et se lancent à l’assaut de Los Angeles, des maisons de disque, des studios d’enregistrement, des contrats, de la gloire, du grand rêve rock’n’roll… Un contrat vient pour Mudcrutch et Denny Cordell, qui n’était pas le moins talentué des producteurs (avec tout ce que cela sous-entend) décide, après l’échec du premier 45 tours, d’éclater le groupe… Randall et Tom sont remerciés et retournent en Floride au tout début 1976 pour y vivre une vie remplie, épanouissante mais dans laquelle le spectre de « ce qui aurait pu être si… » restera présent.

Acte 2 : On dit que les coups de téléphone peuvent réveiller les fantômes… Ce spectre du « ce qui aurait pu… » a en tout cas été exorcisé à la fin du printemps 2007 lorsque Randall et Tom reçoivent ce coup de fil probablement approchant et qui devait ressembler à ceci… « Ouais, salut, c’est Tom, ça va ? Ca fait longtemps, hein ? Qu’est-ce tu deviens ? Tu joues toujours ? Wow, cool, tu enseignes la guitare ? Tu tapes les fûts dans un groupe de reprises de la région à la maison ? Dis, avec le documentaire et tout ça, j’ai pas mal pensé… On a pas des trucs en suspens depuis 35 ans ? »… Ding, dong, Randall et Tom sonnent à la porte de l’homme au téléphone, le gringalet blondinet qui grattait la basse dans Mudcrutch et composait déjà quelques très bonnes chansons… Les retrouvailles se passent à merveille, pas de rancœur, pas de jalousie, pas de vieux mauvais souvenirs, rien que l’annonce d'une bonne soirée entre très vieux potes… Bien sûr, rapidement, si pas dès ce premier soir, les deux autres survivants sont là, le grand qui se dégarnit, qui aurait pu devenir juge comme son père s’il n’avait pas été retenu par Denny Cordell pour jouer des claviers et puis, Mike, bien sûr, le cheveu toujours bouclé, toujours le meilleur guitariste du monde, toujours le plus proche collaborateur et ami du maître céans… Barbu, toujours blond, peut-être bien un chapeau sur la tête, Tom Petty annonce alors la couleur : « Bon, on voit si on est encore capables de jouer tous les cinq ensemble ?»

Acte 3 : « Batterie, câbles, vieux amis, etc. Enregistrés en prise directe, les voix, les cœurs, tout. Arrangements réalisés sur le sol du studio. Fabriqué en dix jours, sans casques audio. Los Angeles en août 07. Beaucoup d’amour. Appréciez. »… En 37 mots, tout est dit dans le livret du premier album de Mudcrutch… Qui cherche de l’intégrité ? Qui veut du pur, du dur, du vrai ? Courez, courez donc chez votre marchand de disques… Exigez votre exemplaire de Mudcrutch à l’instant même… Toute l’affaire pouvait capoter pour tant de raisons que le produit fini obtient d’office une aura méritée et méritoire… Dès les premiers ahurissants accords psychéfolk du trad Shady Grove qui ouvre cet album, on sent immédiatement en soi que, même si on était pas fan de Tom Petty and the Heartbreakers, même si on ignorait qui est TP, on ne pourrait resister à la déferlante que contiennent ces 57 minutes en 14 chansons… De la chanson folk américaine à l’americana le plus pointu en passant par un long morceau complètement woodstock et les certes prévisibles mais toujours renouvelés arrêts aux stands country, bluegrass, rock’n’roll, boogie, Mudcrutch réussit pour son premier album un pont incroyable entre les publics et les générations… Par ricochet, Tom Petty en retire quelque chose, bien sûr… Il aurait droit dans le futur à sa question Trivial Pursuit qu’on ne s’étranglerait pas de surprise : « Quel auteur-compositeur américain a reformé, 35 ans plus tard, son groupe de jeunesse en reprenant dans celui-ci le rôle plus effacé de bassiste et co-chanteur qu’il avait à l’époque ? ».

Acte 4 : Evident exutoire, de manières que l’on conçoit évidemment différentes, pour chaque membre du groupe, ce projet fou mais tellement beau est donc irrésistible… Décomplexés, les trois Heartbreakers d’origine y sont au sommet de leur talent, Benmont allant même, vu le côté « dogma » des conditions d’enregistrement, à s’écarteler régulièrement entre son piano et son orgue électrique pour assurer sa part… Forcément surmotivés, les deux revenants y livrent tout ce qui a bouillonné pendant une demi-vie, Marsh est au rasoir, n’y va pas en puissance mais en contrôle parfait, la tortue bat quand même le lièvre à la fin, je vous rappelle… Leadon est, forcément, la révélation du disque ; en s’appropriant le speaker de gauche, il laisse infuser puis surgir sa guitare un rien boueuse, bien plus qu’un complément à la maestria de Mike Campbell, il devient un écho rythmique authentique du genre que Tom Petty lui-même n’a jamais réussi à atteindre au sein des Heartbreakers… Sans autre pression que de se faire plaisir, de partager le moment, les Mudcrutch se lancent donc aussi à l’occasion, autour des sept morceaux de Petty qui composent le bouquet de nouveautés du disque, dans les reprises de leur première incarnation : Six days on the road des Burritos précités et Lover of the Bayou des incontournables Byrds…  Tom Leadon, heureux homme, chante même seul sur sa composition personnelle revisitée The Queen of the Go-go girls… Et pusqu’il est question d’un véritable groupe, en partage total, Benmont se charge des lead vocals sur sa compo perso This is a Good Street… L’instrumental traditionnel, aux teintes quasipolka, June Apple, ne fait qu’ajouter à la mystique…

Epilogue : Oui, même s’il fut en catatonie pendant trois décennies, Mudcrutch est un vrai groupe, qui vit, qui respire, qui vient de sortir la plus grande claque de la chanson américaine depuis énormément de temps… De plus, la hauteur à laquelle Tom, Randall, Mike, Benmont et Tom viennent de placer la barre risque bien de voir, pour un certain temps, de nombreux artistes sauteurs, de tous âges, des qui ont pu, des qui peuvent encore, s’éclater les genoux ou le coccyx en retombant d’avoir essayé de titiller le record artistique que Mudcrutch vient d’établir.

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24/03/2008

247. "ROCK ON !" Del Shannon 24/03/08

Rock On ! Del ShannonCharles Weedon Westover, plus connu sous son nom de scène Del Shannon, reste cruellement méconnu, ou pire, sous-estimé, pas loin de deux décennies après son décès... A tel point qu'il faut malheureusement se demander si l'auteur-compositeur-guitariste aura jamais droit à une réhabilitation en bonne et due forme auprès du grand public... Cette invitation à "continuer à rocker" est sortie en 1990, de manière posthume, plusieurs mois après que Del a décidé de mettre lui-même un terme à son parcours... C'est qu'elle n'est pourtant jamais bien loin, cette redécouverte du talent, de la voix et de l'influence historique de l'artiste... "Rock On !", album court et carré (10 chansons, 35 minutes) dans le pur esprit de ce pionnier du rock, fut coécrit et coproduit par un trio désormais bien connu dans ces pages : Jeff Lynne, Tom Petty, Mike Campbell... Faut-il le rappeler, les destins musicaux de Del Shannon et Tom Petty and the Heartbreakers étaient d'ailleurs liés de longue date : en 1982, Petty produit l'album d'alors de Shannon et découvre, dans le groupe de ce dernier, le jeune Howie Epstein, qui devenait quelques coups de fil plus tard le nouveau bassiste et choriste des Heartbreakers... Rien à l'écoute des chansons de rock 'n' roller survivant, guitare rockabilly et mélodies accrocheuses en avant, de "Rock On !" ne pouvait d'ailleurs laisser deviner un mal-être suffisant pour se commettre une balle dans la tête à la 22 long rifle... La raison du suicide de Del Shannon provient plus que probablement d'un malaise, accru alors par une consommation thérapeutique de Prozac (on est à la fin des 80's, on l'a dit), malaise accumulé au fil des ans et causé par une comparaison intenable et injuste : malheureusement pour lui, Shannon avait une voix haut perchée et préférait chanter les histoires de narrateurs malheureux en amour plus rompus aux ruptures qu'aux happy end... Des chemins tout autant défrichés par son contemporain Roy Orbison, avec lequel, donc, personne n'a jamais pu tenir la comparaison... Une fois ce postulat posé, reste tout ce qui fait le côté injuste de cet inévitable rapprochement imposé par des générations de critiques : la voix de Del avait une félûre plus humaine, un léger grain qui laissait entrevoir la marque de la musique du diable là où le grand O était tout ange, auréole et petites ailes blanches derrière ses lunettes noires... La même traversée du désert, durant toutes les 70's et la moitié des 80's, force une fois de plus à poser des ponts entre les deux artistes... Mais Del Shannon devait tout de même savoir qu'il était dès 1961 entré pour de bon dans l'histoire du rock avec son premier single, immense succès planétaire qu'il ne parviendrait jamais à égaliser... Ce morceau, l'évident "Runaway", possède d'ailleurs un autre argument pour la postérité, au-delà d'avoir été quatre semaines numéro 1 du Billboard Hot 100 et, aussi, de rester, dans son adaptation en français, le plus gros tube du répertoire de l'ami Wouter "Dave" Levenbach, "Runaway", donc, fut le premier single à succès à mettre en avant un instrument de clavier électronique, en l'occurrence un "musitron", ancêtre immédiat du synthétiseur qui allait tant changer la pratique de la musique populaire... Pionnier, donc, précurseur, aussi, Del Shannon, de plus, s'est fendu d'un album d'au-revoir de très bonne facture qui, selon les dernières infos, vient justement d'être réédité au cours de cette année 2008 par l'obscur label "Evangeline/Acadia" et doit se trouver dans les boutiques internet de type "femme guerrière qui s'est coupé un sein".

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13/11/2007

230. "BUILDING THE PERFECT BEAST" Don Henley 07/11/07

don henley building the perfect beastEt si l'on restait donc un peu en Californie, histoire d'oublier que sur la Wallonie, c'est le déluge constant depuis une bonne semaine ? Faisons aussi coïncider cette chronique avec la toute récente sortie de "Long Road out of Eden", premier album studio des Eagles en 18 ans que vous ne m'avez pas vu courir acheter au magasin... C'est qu'on a beau aimer toute la musique populaire et a fortiori les belles mélodies calibrées pour écouler du disque, on a tout de même sa fierté, contrairement aux Aigles qui se sont, de longue date, rogné les ailes et élimé les serres au profit d'un confort matériel indubitable... Jusqu'à nouvel ordre, leur compilation "The Eagles - Their Greatest Hits" reste encore, sur le sol américain, l'album le plus vendu devant le Thriller de Michael Jackson... Ce qui, nonobstant l'absence totale de transition logique et intelligente (y'a comme ça des jours avec et des jours sans et des jours entre deux), nous amène à évoquer la "construction de la bête parfaite", le deuxième album solo, paru en 1984, de Don Henley... Mais attention, on a beau travailler sans filet, on a un semblant d'équilibre et au cas où vous l'auriez oublié, Don Henley n'est autre que le batteur et chanteur (et les deux en même temps, madame, en studio et en concert, même Phil Collins le fait pas, ça) des Rapaces évoqués ci-dessus... Porté par la rotation lourde sur MTV du clip de la plage d'ouverture et premier single "The Boys of Summer", cet album plutôt moyen (comme tous les albums solo de Don, d'ailleurs) a pourtant connu son petit succès... Ne regardez pas le gros fan qui passe euh, regardez seulement quand il est passé, si ce disque a trouvé une place dans notre cédéthèque, c'est évidemment avant tout parce que les Heartbreakers y ont activement participé... The Boys of Summer, de loin le meilleur morceau d'un Eagle en solitaire, est dû au génie sous-estimé de Mike Campbell (guitariste) et tant Benmont Tench (claviériste) que Stan Lynch (batteur originel de la bande à Tom Petty) y signent des compos... En écoutant entre les notes, on peut également y retrouver la crème du rock FM côte ouest de l'époque, si ce n'est aucun Aigle puisque les desperados de l'hôtel Californie étaient alors en plein milieu de l'une de leurs nombreuses périodes de froid... David Paich et Steve Porcaro (de Toto), Patty Smyth (chanteuse du groupe culte Scandal puis carrière solo et aujourd'hui madame John McEnroe), Lindsey Buckingham (de Fleetwood Mac), Belinda Carlisle (rockeuse avec The Go-go's, sirupeuse en solo), JD Souther (collaborateur de longue date mais jamais membre officiel des Eagles) ou encore Danny Kortchmar (l'un des plus productifs et durables compositeurs de l'ombre de la scène californienne) font ici des apparitions... Un casting finalement trop pléthorique pour une plaque qui accuse bien mal ses deux décennies d'existence et qui mériterait, si Henley n'était pas un pion central des ultra-vendeurs zoziaux de proie, de tomber tout doucement dans l'oubli des bacs de liquidation.

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31/10/2007

222. "HARD PROMISES" Tom Petty and the Heartbreakers 30/10/07

hard promises whiteC'est accordé, il s'agit avant tout d'une coquetterie de fan complétiste... Toujours est-il que l'album de 1981 de Tom Petty et ses briseurs de coeurs est paru à l'époque (mais aussi en réédition CD) sous deux livrées... La première, vous la retrouvez aisément à la chronique 113... La seconde, la voici... Gros plan en noir et blanc, la pochette de cette édition fut en fait conceptualisée pour le seul marché britannique... C'est là que le groupe connut ses tous premiers succès avant même de percer sur son marché domestique et l'on peut supposer que MCA Records développa ce Hard Promises blanc peut-être comme un cadeau aux fans du Royaume-Uni mais plus certainement pour éviter, sur le sol anglo-saxon, de donner écho à la polémique américaine autour de la hausse envisagée du prix des disques (relire l'histoire de l'album à 8,98$ dans la chronique 113 précitée)... Musicalement, le produit est très exactement le même: un bien bon album de TP&HB mais certainement pas leur plus durable.

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02/08/2007

The Traveling Wilburys: "Wilbury Twist"

Le dernier single des Traveling Wilburys, dans un montage video refait pour la sortie de la Collection en juin 2007... On peut néanmoins apercevoir au début du clip le regretté John Candy... Laissons le mot de la fin à George Harrison, qui a toujours reconnu: "La magie des Wilburys, c'est aussi que c'est la chance, le hasard, la magie peut-être, qui nous a embarqués dans cette aventure... Je suis sûr que si on s'était réuni pour consciemment dire, créons un groupe, écrivons des chansons ensemble et vendons des disques, ça n'aurait jamais aussi bien fonctionné!"... Un dernier détail de poids: les sept vidéos ici en ligne sont copyright (c) 2007 T. Wilbury Limited, sous licence exclusive de Rhino Entertainment Company, sertissage vidéo en blog personnel autorisé via www.youtube.com, sous mention du copyright.

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The Traveling Wilburys: "Inside Out"

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