01/07/2010

296. "LES TERRIBLES" Les Terribles

les+terribles+cdSi nous nous sommes bien compris (ce qui n'est jamais gagné), le concept de ce blog est de plus ou moins tisser des liens, organiser des résonances entre des disques que nous possédons, des évènements de notre vie au quotidien (et notre pain de ce jour et les ceusses qui nous ont offensés) et l'actualité qui agite cette toute petite partie de planète (et qui, accessoirement, assure une partie du beurre dans nos épinards mais ça c'est un autre débat)... Donc, pour faire bref, aujourd'hui, on passe pas mal loin du concept... Aujourd'hui, tu avances, tu recules, c'est la canicule, on va juste se faire plaisir et vous parler d'un band que vous ne connaissez certainement pas... On parlera aussi de Paris puisque la ville la plus peuplée de l'Union Européenne, dont la Belgique vient de prendre la présidence (ah, voyez, une référence à l'actualité, ça tient la route tout ça), abrite à la fois Les Terribles, leurs divers repaires, leur magasin de disques et toute l'histoire pop yéyé dont ils s'inspirent... Car il y a un tout de même seul adjectif que l'on ne peut pas appliquer à cette formation si injustement méconnue, et c'est "original"... Originel convient beaucoup plus car le gang de Rudie, Fred, Nicus, Iwan et Michel revient à la source, celle où, par exemple, un Philippe Manoeuvre devrait revenir boire un peu plus souvent... Nous en profitons pour signaler deux choses, liées à La Nouvelle Star : 1) On avait dit dès le premier jour des castings que Luce allait gagner (une fois de plus, notre clairvoyance fait froid dans le dos) et 2) N'en déplaise aux chroniqueurs qui se sont sentis obligés de lui servir la soupe, la prestation de Lio au Verdur Rock ce week-end dernier, même soutenue par le groupe Phantom et deux choristes, était si lamentable que même en rire c'était trop d'honneur... Or donc, les Terribles (cette bagnole, cette fille-là) s'amusent avec l'héritage et les codes de la régurgitation parisienne du rock des années 60, ce qu'il faut donc bien appeler le mouvement yéyé... Marrainés par Christine Pilzer, une des nombreuses égéries yéyé, les Terribles sortaient ce disque-ci, que vous allez avoir du mal à trouver si vous le cherchez, en 2005 et y alignaient quatorze petites perles (dont une reprise et deux instrumentaux)... Louvoyant à l'intérieur de notre concept de départ, on s'en voudrait quand même de pas vous dire que nous avons découvert Les Terribles sur scène et ça l'était totalement (terrible, bien sûr, vous aviez rempli les blancs vous-mêmes) ne serait-ce que par le cadre impossible de ce podium fixé en équilibre entre les jardins suspendus et les remparts lors de la Fête de la Musique en deuxmilleetqueltues de Thuin (petite bourgade au sud de Charleroi, elle-même grande ville au niveau belge, petit village au niveau du monde terrien dit aussi Sol-3 selon certaines classifications astronomiques)... Et là, nous constatons que nous perdons tout contrôle de la direction de cette chronique alors on va s'arrêter, en signalant juste que les chansons des Terribles sont très irrésistibles, nous autres (des fois, qui sait, qu'ils passeraient par ici pour lire ceci) on préfère notamment "Sauvages et candides" et "Trop sage"... Voilà, maintenant, faut trouver une bonne excuse d'aller passer un week-end à Paris et subrepticement se retrouver au n°17 de la rue Keller dans le 11e arrondissement.

PS: tiens, personne n'a pensé à épingler le fait qu'il s'agissait à nouveau d'un album éponyme présenté aujourd'hui... ça devient tout doucement inquiétant cette éponymite rampante dans le milieu du disque, va falloir agir.

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01/07/2008

264. "HITS INTEMPORELS" Dave 01/07/08

Dave Hits IntemporelsCe cher Wouter Levenbach aurait bien des leçons à donner à toutes ces fournées de popnouvellstaracvedetteskleenex qui squattent la bande FM depuis bientôt dix ans... Mais il ne le fera pas car Dave, en plus d'être batave ce qui ne gâche jamais rien, en plus d'être sainement homosexuel (même si, vous le savez, il aime l'Edam), ce qui ne gâche pas non plus, est vrai, simple, quasiment modeste... Et ce n'est pas non plus un genre qui s'est imposé à lui lors de ses bons quinze ans de traversée du désert dans les 80's et les 90's... Bon sang, Dave a chanté pendant deux heures sur le kiosque de la place du village en 1995 et croyez-moi, ce n'est pas le cachet qu'il allait chercher là, pour tout respectable qu'il devait être, égard dû à ce grand artiste et au sérieux des organisateurs des Fêtes de la Madeleine de Jumet Charleroi, Pierre Arcq et Luc Payen en tête (je prends énormément de gants car je vais, dans le cadre de mon boulot, justement manger avec eux demain, ahhem)... Donc, disais-je, ce n'est pas le cachet qu'il allait chercher là qui a motivé l'ami Dave à tant donner au public, un public forcément bigarré, forcément populaire, forcément avide et réellement acerbe avec les chanteurs qui n'y mettent pas tout leur coeur (il n'est d'ailleurs pas certain que ce kiosque revoie jamais Patrick Juvet fouler ses planches)... Wouter, donc, blond, grand, beau, et qui, marketing d'alors oblige, passa ses glorieuses 70's dans le personnage d'un hétéro romantique et rêveur... Ses plus grands tubes ne débordent-ils pas de filles toutes plus ou moins inaccessibles et sexy ? Elles sont en tout cas toutes sur ces "Hits intemporels", publiés à petit prix (pas plus de 4,9€) par Sony Music Media pour le marché belge en 2004... Elisa (celle dont les bras accueillent plein de câlins par téléphone), Vanina (bien sûr), Ophélie (suicidaire sauvée par l'amour de Dave), Hélène (exilée aux Kerguelen) ou Laura (qui rend le coeur de Dave malade) tortillent du popotin et battent des cils aux côtés d'héroïnes plus anonymes mais pas moins braves telles que celle qui se laissait embrasser sur la joue sous le chêne du côté de chez Swann ou l'autre jusqu'à qui une étoile a guidé le narrateur et que même ce n'est pas vraiment par hasard... Bien sûr une maîtrise vocale et un grain d'accent irréprochables, Dave c'est aussi un répertoire pensé et cohérent, piochant allégremment dans les slows d'Elvis (Comment ne pas être amoureux de vous aka Can't help fallin' in love), le glam rock (Trop beau, le Sugar Baby Love des Rubettes, seul grand absent de cette compile de 12 titres), les grands pionniers (pour rappel, Vanina c'est rien que le Runaway de Del Shannon) ou le jazz lounge (Dansez maintenant, que le reste de la planète intitule Moonlight Serenade)... Un seul bémol, à mettre au débit de Sony Music, le livret de ce disque est très pourri et ne répond même pas au cahier des charges minimal... Aucuns crédits, ni de composition, ni de production n'émaille le feuillet plastifié sur lequel, par contre, la tracklist annonce deux fois la présence de "Dansez Maintenant", en quatrième et septième position... En vérité, la quatrième chanson sur le disque est la très cafardeuse "Cigarette", pas le succès le plus probant de Dave mais pas sa chanson la moins intéressante non plus... Bref, on sort de là avec le même sentiment que d'un ballotin Leonidas de 500 grammes, avec certainement une pointe de mal dans l'estomac mais le cerveau en pleine montée de sucre euphorique.

Seb

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21/01/2008

235. "AUTORIVERS" Dick Rivers 21/01/08

autoriversD'abord, il y a l'inouï jeu de mots pourave du titre... Non content, jeune Nicois fougueux encore très Hervé Forneri, de s'être choisi Biloute Fluviale comme pseudonyme yé-yé, l'ami plus âgé, plus vénéré que jamais, évoque-t-il sur ce best of sorti en 2003 ses prédispositions actives/passives en cas de relations momosegswelles ? Donc, il y a cinq ans, le numéro 3 du podium, chat probablement toujours intégre et authentique mais très certainement apprivoisé, plus de 40 ans après sa période sauvage, se voit offrir par Une musique, le label de TF1, une compilation restrospective quasiment définitive. L'exercice s'ouvre, impératifs commerciaux oblige, sur trois morceaux contemporains et inédits dûs à l'un des grands fans du Dick, ce petit tâcheron laborieux d'Axel Bauer... Sautons donc d'office dans le gras de l'affaire, des morceaux de la carrière solo de l'homme, de 74, 76, 81, 82, 84, 86, 88, 89, 95, 96, 98, 02 parmi lesquels on peut épingler, surnageant dans ce qui reste tout de même une oeuvre de moyen acabit si pas de bouillie fade, "Faire un pont", "Nice baie des Anges",  "Les yeux d'une femme", "Dans le ghetto", "N'en rajoute pas mignonne", "Pluie et brouillard" et "Le Montana"... Mais déchargeons Dickounet de toutes ces acerbes critiques, lui chante de manière adéquate, habité toujours aujourd'hui par les fantômes en cuir noir et bananes gominées de sa jeunesse... Ce sont ses fournisseurs de matériel qui sont évidemment à blâmer, l'horrible Didier Barbelivien en tête, que l'on ne cessera jamais de fustiger pour son ratio de 10% de chansons correctes et agréables sur 100% de chansons écrites et éditées et le discret Serge Koolenn en queue (décidément, avec Dick dans les parages, tout devient phallique) qui n'a jamais réellement retrouvé la grâce pop qu'il possédât, il était une fois... Le cradingue Patrick Coutin s'est, quant à lui, plus qu'à son tour saisi des mannettes (et allez, encore) de Dick pour l'ingénierie de ces albums anciens plutôt que pour lui offrir de la musique qui tienne la route... Au final, sincérement, on ne sait plus quand il faut rire et quand il faut pleurer.  

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30/10/2007

221. "RETROUVONS NOTRE HEROS A BERCY" Eddy Mitchell 29/10/07

mitchellIl est un fait inconnu du grand public : Eddy Mitchell pourrait très bien être un cousin éloigné de votre serviteur, via la branche normande de la famille, par mon grand-père maternel... Attendez, le nom de famille est le même, les origines occidentales sauvages collent et, surtout, le rockeur-acteur, au moins deuxième sur le podium des stars yé-yé, se trimbale le gros nez auquel, grâce soit rendue aux hasards de la génétique, j'ai échappé... Donc, tout ça pour dire que je peux difficilement être critique envers ma chair et mon sang, Eddy est beau, Eddy est grand, Eddy est bon, que sa volonté soit faite... Ce live sorti en 1994 voyait Schmoll en toute grande forme foutre le feu à Bercy pour de vrai, tandis que d'autres se contentent de chanter qu'ils l'allument sans réellement le prouver par après... Jamais en compétition avec le marchand de lunettes, malgré les recettes éculées de la profession pour écouler du disque, Eddy, à la manière de Tony Bennett face à ce rat de Frankie, possède sur Johnny le double avantage de n'avoir que son répertoire personnel et sa vie privée à défendre et non pas les chansons que les autres ont commises pour lui afin d'alimenter une vision mythifiée de soi qui dépasse l'entendement... "Retrouvons notre héros" date de la tournée de Rio Grande, excellent album de la longue carrière du gars Mitchell et l'on en retrouve donc les morceaux les plus marquants : la plage titulaire, "Vigile", "18 ans demain", "Y'a pas de mal à s'faire du bien"... Le tout accompagné de quelques standards de l'oeuvre Moine/Papadiamandis : "Société Anonyme", "Vieille Canaille", "La dernière séance", "Pas de boogie woogie"... Le tout dans des ambiances pas si loin de l'univers crooner, avec un big band surchargé de cuivres, ce qui donne notamment un cocktail réussi entre le patrimoine francophone et les codes musicaux américains sur la superbe reprise, ici inédite, du "Que reste-t-il de nos amours?" de Trenet... Si la mémoire ne me joue pas de tours, et c'est la cerise sur le gâteau, j'ai acheté cet album lors des soldes de janvier 97 au Virgin Megastore de l'Anspach Center pour la ridicule somme de 49 francs belges (allez, j'vous l'fais à un euro et vingt-deux cents)... Dix ans plus tard, non seulement le Megastore bransonien a fermé ses portes depuis lulure mais l'Anspach a sa gueule à terre... Eddy, lui, est toujours debout.

Update 2014 : presque sept ans après la rédaction de cette chronique, force est de constater que primo, la rénovation de l'Anspach center en espèce de long tunnel plein de vide, aux enseignes commerciales passe-partout et sans âme, est un signe supplémentaire de l'uniformisation vomitoire de la mondialisation et que secundo, puisque mes ancêtres, documents municipaux à l'appui, étaient finalements bretons et pas normands, Eddy Mitchell ne serait peut-être bien que oui peut-être bien que non pas de mon arbre mormon.

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03/07/2007

201. "REGGIANI, SERGE..." Serge Reggiani 23/06/07

Serge Reggiani Reggiani, Serge...Editée en 1992 par Une Musique, le label de TF1, cette compilation impeccable retrace en 18 chansons la glorieuse décennie, de 68 à 79, durant laquelle le Serge domina de la tête et des épaules (alors qu'il n'était quand même guère physiquement grand ce fameux acteur, chanteur, peintre, gauchiste d'origine Emilienne) la chanson française... Durant les 70's, il mènera d'ailleurs de front à la fois le disque et le cinéma tout en s'enfonçant petit à petit dans les tréfonds de la bouteille... Marqué jusqu'à son décès en 2004 par des drames familiaux, il laisse aussi tout amateur de jolies choses face à ce dilemme sans réponse: Reggiani était-il meilleur acteur que chanteur ou meilleur chanteur qu'acteur ?... La compilation présentée aujourd'hui rappelle au moins une chose, dans l'un comme dans l'autre milieu (et somme toute à Paris, l'osmose entre les deux a toujours été très poreuse), Sergio savait s'entourer... Chronologie oblige, "Reggiani, Serge..." fait la part belle aux chansons de l'ami libertaire Moustaki (Votre fille a 20 ans, Madame Nostalgie, Sarah, Ma Solitude et Ma Liberté sont toutes au programme) mais aussi aux textes époustouflants de justesse et de finesse à la fois dans le rythme et la rime de Jean-Loup Dabadie (un autre exemple, si pas du gauchisme, au mois de la porosité parisienne) dont on retrouve ici, entre autres, "L'absence", "La p...", "L'Italien", "Hotel des voyageurs", "La chanson de Paul" ou "Le petit garçon"... Mais d'autres sont invités à la fête, les inévitables Eddy Marnay ("Ma fille"), Claude Lemesle et Alice Dona ("Venise n'est pas en Italie", "Le barbier de Belleville"), les plus surprenants Rivière et Bourgeois (jeter un coup d'oeil à la chronique 152) qui signent l'excellent "Il suffirait de presque rien"... Quasiment complète dans l'esprit "best of", cette compile fait l'impasse (probablement pour des conflits de droits d'auteur) sur le "Maxim's" de l'autre Serge mais inclut bien "Les Loups sont entrés dans Paris" (Vidalie/Bessières) et "La java des bombes atomiques", ce qui permet de se rappeler que c'est en chantant du Boris Vian, encore un autre sale gauchiste, que Reggiani a débuté sa carrière 33touresque.

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14/05/2007

173. "HUIT BARRE" Daran & Les Chaises 06/05/07

Daran Huit Barré

Jean-Jacques Daran a composé, alors jeune trentenaire au début des années 90, une trilogie d'albums de grande qualité, sur des paroles d'Alana Filippi... Huit Barré est le troisième de cette série qui comprend le premier album des Chaises et le premier album d'Alana Filippi (ces chroniques viendront en leur temps)... Très blues-rock, même si un peu plus rock que blues, cette plaque se vendra de manière acceptable, grâce au joli succès, notamment grâce à la diffusion du clip sur la bourgeonnante chaîne MCM, du single "Dormir Dehors"... La voix de sucre et de gravier de Daran, les sonorités américaneuropéennes des Chaises et la poésie de haut vol d'Alana concourent à un disque probablement encore aujourd'hui sous-estimé... En plus du single précité qui ouvre cet album, les morceaux "Via Felicita", "Olivia" et "35 ans à Moscou" surnagent nettement mais l'ensemble du disque est cohérent et plus qu'écoutable... De plus, à l'époque, en studio comme sur scène, Jean-Jacques était accompagné par ces fameuses Chaises, de vrais requins de sessions, ultra-professionnels aujourd'hui réclamés sur leurs disques par tous les plus gros vendeurs de l'Hexagone: Eric Sauviat aux guitares, Judge Fred aux claviers, Arnaud Giroux à la basse et Jean-Michel Groix à la batterie... Mais tout ça, c'est rien qu'une autre époque, aujourd'hui c'est le marché qui fait la loi et Daran, pauvre andouille, travaille à la commande pour Michel Sardou et Alana Filippi, infâme traitresse, prostitue son talent chez Calogero. 

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05/05/2007

163. "PARIS '81" Téléphone 26/04/07

Telephone Paris 81Il n'est rien que nous puissions dire à propos de la bande à Aubertignac que vous ne sachiez déjà... Simplement, ce Paris '81, qui présente un concert de la tournée du troisième album du groupe, est désormais édité par nos amis bataves de chez Disky... Donc, vous n'avez aucune excuse d'acheter ce disque à plus de 5,99€... Allez, on s'en va vous laisser avec Jean-Lou, Loulou, Richie et Coco dans une performance d'époque de leur scie, pardon, leur tube "La Bombe Humaine" lors de la teutonne et néanmoins mythique émission Rockpalast qui, comme de par hasard, fête cette année ses 30 ans de présence dans les programmes de la WDR... Vas-y, on est tout chargé d'électricité!

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16/04/2007

150. "ANTHOLOGIE VOL. 1" Les Charlots 13/04/07

Charlots anthologie Paris, nous voici... De leurs débuts, Gérard, Jean, Phil et Luis se souviennent surtout des problèmes (attention, les jeux de mots volent bas)... Puis de comment tout a changé quand a changé leur nom et que Donald a dû laisser la place à Jean-Guy... Cette anthologie reprend la production en 45 tours 4 titres des deux premières années des gaillards, à savoir 66 et 67, grande époque de leurs parodies berrichonnes, qui fait encore rire Thierry H... Mais bon, un long discours n'aurait aucun intérêt quand vous pouvez à la place vous farcir un scopitone... Youppiiieee

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28/03/2007

134. "JOE DASSIN (Eponyme 69)" Joe Dassin 28/03/07

Joe DassinRéglons de suite le problème: comme beaucoup d'autres albums de variétés françaises de l'époque, ce LP n'a pas réellement de titre et d'ailleurs la communauté des internautes fans de l'ethnologue franco-américain ne sont même pas d'accord entre eux, alors plutôt que de trancher entre "Les Champs-Elysées" ou "Le chemin de Papa", nous avons choisi la troisième voie, la plus raisonnable et réaliste... Hormis cela, le simple fait que les tubes de Joe résistent à l'usure (bien mieux que ceux de Claude François, beaucoup trop drapés dans la nostalgie exacerbée par sa mort violente que pour être jugés à leur véritable faible valeur) en dit long sur les capacités de compositeur du grand loucheur... Sur l'album aujourd'hui présenté, son troisième, le gaillard décroche la timbale: l'affaire de douze morceaux commence par sept standards, Le chemin de Papa (Delanoé/Dassin), Le petit pain au chocolat (adaptation d'une italiennerie), Les Champs-Elysées (adaptation d'une américanerie), Siffler sur la colline (adaptation transalpine, encore), Mon village du bout du monde (un trad arrangé par Pierre et Joe), Me que Me que (Aznavour/Becaud), Ma bonne étoile (adaptation des mêmes auteurs que Siffler)... Les cinq autres chansons de cet album incluent un autre immense tube, La Bande à Bonnot (Dassin/Rivat/Thomas) et une adaptation de Johnny Nash... Si le quart du tiers de la variétoche hexagonale actuelle dégageait la moitié du huitiéme de la qualité de ce que faisait Joe et sa bande y'a quarante ans, on serait déjà bien content... Quand en plus, des albums de cette trempe, fait assez rare pour être souligné, sont disponibles chez tous les bons dealers de disques compacts pour 5€, il ne faut vraiment pas plaisir bouder.  

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07/01/2007

54. "3" Indochine 07/01/07

indo3Aujourd'hui, on sort son rimmel, son gel à cheveux ultra-fix, du cuir brillant et des pantalons façon pirate... Et on a pas peur de chanter n'importe quoi, surtout si ça fait semblant d'avoir des sens cachés... Nous sommes en 85, Nico et Domi viennent de pondre 8 morceaux (c'est Stef qui crache/crashe le 9e) trop cool dans l'air du temps, que même d'abord, cette fois, on pourra pas dire qu'y font rien qu'à copier les anglais, na... Bref, ce troisième album, qui s'intitule 3 (c'est trop concept, mec), c'est le carton inouï, 3e Sexe, Trois Nuits par Semaine, Tes Yeux Noirs et Canary Bay sont sur toutes les radios, sur toutes les lèvres des moins de 25 ans... On l'a dit, l'écriture de Sirkis prête à sourire mais à l'époque, elle était encore naïve et authentique, c'est suffisant pour lui pardonner des perles telles que "cheveux longs cheveux blonds colorés / toute nue dans une boîte en fer / il est belle, il est beau décrié / l'outragé mais j'en ai rien à faire" ou encore "à bout de souffle comme une sirène / elle voit son corps qui se réveille / elle arrachait tous les vêtements / par quelques gestes élégants / il posa les mains sur elle a rougi"... Reste ensuite à prendre position sur les compositions de Dominique Nicolas... Moi, j'aime bien, c'était du rock new-wave FM cohérent à l'époque, vu le retard habituel de la France en matière musicale... Donc, voilà... Bon, allez, d'accord, encore une pour la route, ah ah sacré Nicolas : "Et dans la nuit et sous la lune / Elles s'embrassaient, s'amusaient quand elles le voulaient / et elles se baignaient toutes en short dans les écumes".

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